10 films que tout le monde aime voir à Noël

Noël est la période de l'année par excellence pour regarder des films en famille. Comédies romantiques, films d'action, films d'animation et même pourquoi pas films d'horreur… vous les connaissez déjà par cœur mais qu'importe, vous pourriez vous les repasser en boucle…


Noël et cinéma

D'ici quelques jours, c'est Noël et avec les cadeaux : les sapins, les guirlandes et les repas de fêtes sans fin. Dehors, il va faire froid – ce sera l'hiver – et certains auront même de la neige. Du coup, difficile de réprimer l'envie de se blottir seul, à deux ou en famille devant un feu de cheminée ou sous un plaid avec un chocolat chaud, pour visionner les meilleurs films de Noël.

Inutile, donc, de bouder les classiques du genre : Tim Burton est de la partie, accompagné cette fois de John McClane, Oz et du Capitaine Crochet. Une bonne recette qui, même à défaut de Macaulay Culkin, fait oublier les soucis du quotidien et en met plein les mirettes.

La vie est belle

Pendant la nuit de Noël 1945, George Bailey, au bord du désespoir, s'apprête à se suicider. Un flot de prières pour son salut, prononcé par sa famille depuis la ville de Bedford Falls, parvient jusqu'au ciel. Là-haut, les autorités célestes choisissent d'envoyer Clarence, un ange en devenir qui n'a pas encore obtenu ses ailes, pour venir en aide au malheureux. Mais avant toute chose, les anges décident de lui raconter comment George Bailey en est arrivé là…

Parmi tous les chefs-d'œuvre que compte la filmographie de Frank Capra (New-York – Miami, Vous ne l'emporterez pas avec vous, Monsieur Smith au Sénat, etc.), La vie est belle (It's a wonderful life) est certainement le plus riche et le plus complet. Ce sublime conte de Noël mélange à la fois la comédie, le drame, le romanesque, la poésie et le fantastique pour raconter le destin d'une communauté, et par extension celle de l'humanité toute entière. Une démonstration hors-norme et émouvante de la solidarité qui unit tous les hommes qui ne manquera pas de donner envie au plus égoïste et pessimiste qui soit de se lever pour sauver le monde. Mention spéciale pour la séquence finale, qui fait de ce long métrage l'un des plus grands films de toute l'histoire du cinéma.

L'Étrange Noël de Monsieur Jack

Dans la ville d'Halloween, Jack Skellington est une star. Surnommé "le roi des citrouilles", cet épouvantail "squelletoïde" est chargé d'organiser les prochaines fêtes d'Halloween. Mais ennuyé par la monotonie de son existence, il décide un jour de prendre le large. C'est alors qu'il découvre la ville de Noël. Une idée géniale lui vient soudainement en tête : et si les habitants d'Halloween fêtaient à leur tour la fête de Noël ?

Réalisé par Henry Selick d'après un scénario de Tim Burton, L'Etrange Noël de Monsieur Jack a été développé sur la base d'un poème écrit par Tim Burton dans les années 1980. Entièrement conçu en stop motion avec des poupées façonnées à la main, ce film d'animation a permis de populariser le style Burtonien à travers le monde. Trop souvent attribué à ce dernier, L'Etrange Noël de Monsieur Jack est avant tout un film de Selick. On y retrouve sa thématique favorite, qu'il développera notamment par la suite dans James et la Pêche Géante et Coraline : la marginalité. Eh oui, le héros Jack Skellington est un freak. Un incontournable parfait pour les vacances de Noël.

Piège de cristal

À quelques jours de Noël, John McClane, policier de Los Angeles récemment séparé de sa femme Holly, décide de la rejoindre au siège de son travail à Los Angeles, à l'occasion d'une soirée en l'honneur des salariés de l'entreprise. Arrivé sur place, il s'isole un moment pour téléphoner. Mais un commando investit soudainement l'immeuble et coupe aussitôt toutes les communications avec l'extérieur…

C'est quoi Piège de Cristal ? En gros, un mélange d'action, de sapins de Noël et de Bruce Willis. Pour son premier rôle dans la peau de l'agent de police John McClane, ce dernier impose un personnage incontournable dans l'histoire du film d'action. Tour à tour cynique et comique, il ne semble pas exister une seule situation capable de lui faire perdre son sang froid. On s'attache très rapidement à ce numéro de cabotinage, où les répliques fusent comme les balles. Il s'agit sans doute du meilleur film d'action de l'histoire du cinéma. À noter que la version française de Piège de Cristal est au niveau de la version originale : une chose rare.

Un peu trop rock'n roll toutefois pour vos chères têtes blondes…

Edward aux mains d'argent

À Suburbia, petite banlieue paisible et sans histoires, une représentante d'une entreprise de cosmétique se hasarde dans un château à quelques pas de son quartier pour démarcher de nouveaux clients. Alors que les lieux semblent abandonnés, elle tombe sur un étrange jeune homme recroquevillé au fond d'une pièce par timidité. Laissé inachevé par celui qui l'a créé, celui-ci est muni de cisailles à la place des mains. Frappée par la sensibilité du garçon, la femme décide de le recueillir chez elle. Edward est dès lors aux prises d'un monde pernicieux qu'il n'a jamais connu. Il fait bientôt la connaissance de Kim, dont il tombe amoureux…  

Pauvre Edward : ce conte de fée aux couleurs pastel cache en réalité un monde fallacieux où les médisances se dissimulent sous le voile de la bienveillance. Mais qu'importe, la magie est là. Pour l'un de ses premiers rôles les plus marquants, Johnny Depp marque d'une empreinte indélébile le cinéma de Tim Burton. Par la suite, les deux hommes ne se sépareront qu'à de rares occasions. Mention spéciale pour la séquence finale, qui à défaut de mettre en scène Noël, nous emporte sous un déluge de flocons de neige bercé par l'air enchanteur de Danny Elfman. Culte.

Elle et lui

Nickie Ferrante et Terry McKay se rencontrent à bord du transatlantique qui relie Naples à New York. On apprend que Terry vient d'annoncer ses fiançailles avec une riche héritière tandis que Nickie doit se marier avec Kenneth Bradley, un opulent Texan. Mais les circonstances vont les faire se rapprocher : après avoir essayé de s'éviter, Nickie et Terry tombent amoureux l'un de l'autre et projettent d'annuler leurs fiançailles mutuelles. Ils se donnent rendez-vous dans six mois au sommet de l'Empire State Building.

Au même titre que L'homme qui en savait trop, d'Alfred Hitchcock, Elle et Lui est le remake d'un film éponyme de son propre réalisateur, Leo McCarey. Après Irene Dunne et Charles Boyer en 1938, c'est cette fois au tour de Cary Grant et de Deborah Kerr de nous émouvoir, près de 20 ans après l'original. Difficile de résister à ce monument de l'histoire du cinéma, dont le final se déroulant la nuit de Noël ne manquera pas de vous faire sortir les mouchoirs.

Hook ou la revanche du capitaine Crochet

Il est désormais loin le temps où Peter Pan et sa bande d'enfants perdus déjouaient les plans machiavéliques du capitaine Crochet. Ces moments merveilleux passés au pays imaginaire, Peter Banning (alias Peter Pan), les a entièrement oubliés. Devenu un brillant avocat d'affaires, il vit maintenant paisiblement avec ses enfants Jack et Maggie. Mais un soir d'orage, ces derniers sont enlevés par son ennemi de toujours : le capitaine Crochet. Pour voler à leur secours et marquer le retour de Peter Pan, Peter Banning va devoir redevenir le temps d'une nouvelle aventure l'enfant qu'il était.

Il est des films parvenant à rappeler la magie de Noël sans même la mettre en scène. C'est le cas de Hook ou la revanche du capitaine Crochet. On pourra lui reprocher son approche un peu daté, reste qu'il représente aujourd'hui encore un film culte du genre. Retrouver Dustin Hoffman en capitaine crochet est une belle surprise. On retiendra surtout la séquence du festin avec les enfants perdus. De quoi faire renaître en chacun de nous un sentiment de nostalgie et de nous faire retomber, l'espace d'un instant, en enfance.

Le Magicien d'Oz

Dans une petite ferme du Kansas, Dorothy mène une vie tranquille auprès de son oncle et de sa tante. Jusqu'au jour où Mademoiselle Guich, une très riche propriétaire terrienne de la région, tente de lui enlever son chien Toto. Dès lors, la jeune fille est attristée. Assommée au cours d'un violent ouragan, elle se réveille dans un pays haut-en-couleurs, quelque part au-delà de l'arc-en-ciel…

Quoi de mieux que ce classique féérique pour célébrer Noël ? Dans la culture américaine, Le Magicien d'Oz est aussi populaire qu'Autant en emporte le vent. On dit souvent qu'il s'agit du film le plus visionné au monde. Adapté d'un roman éponyme de L. Frank Baum, cette œuvre culte est bercée par les fabuleuses musiques composées par Yip Harburg et Harold Arlen (cf. le fameux Somewhere over the rainbow). Fort d'un succès immense, le film propulse notamment Judy Garland au rang de vedette internationale à l'âge de 17 ans et lui fait remporter un oscar. Il permet par ailleurs de mettre en valeur une des nouvelles technologies de l'époque : le technicolor. À noter que deux films importants ont, entre autres, repris la trame du Magicien d'Oz : Zardoz, de John Boorman, et Sailor et Lula, de David Lynch.

La Belle et la Bête (par Cocteau)

Dans la maison d'un marchand au bord de la ruine vivent trois sœurs : les vaniteuses Félicie et Adélaïde et la bienveillante Belle. Leur frère, un vaurien prénommé Ludovic, a pour ami le bel Avenant, follement épris de Belle. . Un soir, alors qu'il s'est égaré en pleine forêt, le marchand dérobe sans le savoir une rose dans le domaine de la Bête pour l'offrir à sa fille Belle. Froissée par cette maladresse, la Bête surgit soudainement et décide que le vieil homme aura la vie sauve si l'une de ses filles accepte de mourir à sa place…

Signé Jean Cocteau, La Belle et la Bête est un conte superbement photographié idéal pour Noël. Ce qui fait son originalité, outre les performances d'acteur et ses fastueux décors, c'est la différence entre deux univers : celui de la Belle (des extérieurs éclairés) et celui de la Bête (des intérieurs sombres s'inspirant de la peinture hollandaise de type Vermeer). On pense souvent au détour du château lugubre de la bête aux illustrations de Gustave Doré, présentes dans les livres de Charles Perrault. Pas étonnant : "je faisais mon film sous son signe", déclara un jour Jean Cocteau. Confectionné par le célèbre perruquier parisien Pontet, le masque de la Bête devait nécessairement effrayer. Pour ce faire, l'on choisit un animal carnivore, entre chien et félin. À noter qu'il fallut compter pas moins de cinq heures de maquillage par jour pour l'acteur Jean Marais pour parvenir au résultat escompté.

E.T. l'extra-terrestre

Dans la banlieue de Los Angeles, un vaisseau extraterrestre atterrit pendant la nuit. Les occupants de ce dernier, envoyés en mission d'exploration, sont chargés de récolter des plantes. L'un d'entre eux, captivé par les lumières de la ville, ne peut s'empêcher d'admirer le lointain. Mais un groupe d'hommes fait irruption et pourchasse la créature. Cette dernière parvient à se réfugier dans un quartier résidentiel où vit une famille désunie. Elliott, un garçon de 10 ans, découvre bientôt l'extra-terrestre et l'invite à entrer chez lui…

Réalisé par Steven Spielberg, ce film de science-fiction pour petits et grands est à la fois une œuvre majeure du genre et un film culte. Cette description d'une famille américaine où les relations fraternelles survivent même après le départ du père bouleverse au plus haut point. Quant à la musique de James Horner, omniprésente dans E.T., elle est féérique et inoubliable. À noter que la version director's cut de 2002 rajoute quelques gags qui raviront les plus jeunes.

Black Christmas

À quelques jours de la nuit de Noël, une pensionnaire d'un campus pour jeune fille disparait mystérieusement. Bientôt, les autorités locales se lancent à sa recherche et découvre un cadavre qui n'est pas le sien…

Qui a dit que les films d'horreur n'avaient pas leur place pendant la période de Noël ? D'ailleurs, Black Christmas n'est pas un film comme les autres puisqu'il se déroule précisément à Noël. Celui-ci contient tous les ingrédients constitutifs du slasher avant l'heure : plan à la première personne pour mettre en scène la vision du tueur, armes blanches, montage très découpé lors des assassinats et même coups de téléphone énigmatiques. Ce long métrage est le premier à avoir centralisé autant d'éléments. Par la suite, de nombreux réalisateurs parmi lesquels un certain Wes Craven, n'auront de cesse de s'en inspirer. Agréablement mis en scène et interprété, Black Christmas est un classique injustement oublié à redécouvrir.

À déconseiller aux enfants, tout de même...

Mais aussi...

Le Drôle de Noël de Scrooge, de Robert Zemeckis, 2009

Le Grinch, de Ron Howard, 2000

Les Gremlins, de Joe Dante, 1984

Elfe, de John Favreau, 2003

Bad Santa, de Terry Zwigoff, 2003

Harry Potter à l'école des sorciers, de Chris Columbus, 2001

Maman, j'ai raté l'avion, de Ron Howard, 1990

Love Actually, de Richard Curtis, 2003

Père Noël : Origines, de Jalmari Helander, 2010

Noël chez les Muppets, de Brian Henson, 1992

Le père Noël est une ordure, de Jean-Marie Poiré, 1982

Batman, de Tim Burton, 1989 & Batman le défi, de Tim Burton, 1991

Les classiques de chez Disney

Les Sissi (Sissi, Sissi impératrice, etc.)