5 raisons de faire de la rééducation périnéale

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Après un accouchement, les tissus du périnée sont distendus. Pour renforcer sa musculature et contrecarrer les problèmes, il faut apprendre à maîtriser son périnée en appliquant des exercices de rééducation.



Faire de la rééducation périnéale
Faire de la rééducation périnéale

1. La rééducation périnéale : en cas de facteurs aggravants

La rééducation périnéale vous est particulièrement conseillée si :

  • votre bébé pèse plus de 3,7 kg ;
  • son périmètre crânien est supérieur à 35,5 cm ;
  • l'équipe médicale a utilisé des forceps ;
  • vous avez subi une expression abdominale ;
  • vous avez souffert d'incontinence pendant la grossesse ;
  • vous en êtes à votre 3e accouchement.


Si vous cumulez plusieurs de ces facteurs, faites appel à un spécialiste de la rééducation périnéale (sage-femme ou kinésithérapeute) avec qui vous pouvez suivre jusqu'à 40 séances sur 1 an.

2. Bénéficier d’une action curative et préventive

Après l'accouchement, la rééducation du périnée intervient pour prévenir ou guérir les effets suivants :

  • pertes involontaires d'urine ;
  • altération de la qualité des rapports sexuels ;
  • abaissement des organes dans les cas les plus graves (prolapsus).

A noter : ces problèmes peuvent survenir plusieurs années après l'accouchement.

3. Profiter d’un encadrement médical

Le médecin contrôle l'état de votre musculature périnéale 6 semaines après l'accouchement. Il peut vous prescrire 1 à 2 séances de rééducation par semaine. Elles sont réalisées par une sage-femme ou un kinésithérapeute en cabinet ou à l'hôpital.

4. Renforcer le muscle du périnée

La rééducation périnéale manuelle permet d'entretenir votre musculature et de développer la souplesse, la tonicité et l'endurance de votre périnée. Vous devez contracter les muscles qui entourent le vagin ainsi que le muscle releveur de l'anus.

5. Prendre conscience des fonctions physiologiques

Vous pouvez aussi utiliser :

  • le biofeedback qui permet, grâce à un appareillage, de contrôler le fonctionnement du muscle ;
  • l'électrostimulation avec des sondes pour provoquer des contractions rythmées ;
  • le fauteuil de rééducation (stimulation magnétique extracorporelle), utilisé depuis peu en France.