3 choses qui vont changer pour les demandeurs d’emploi, au 1er octobre

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Ce mercredi va entrer en application le nouveau mécanisme de "droits rechargeables". Grâce à celui-ci, près d’un million de chômeurs parmi les 2,2 millions d’indemnisés vont voir la durée de leurs allocations rallongée. Tour d’horizon de ce nouveau dispositif, mais également de deux autres nouveautés.

Quid du système de "droits rechargeables" ?

D’ici peu, le nouveau dispositif de "droits rechargeables" va faire sa petite révolution. Ce dernier va ainsi permettre aux allocataires de l’assurance chômage de cumuler des droits dès lors qu’ils retravaillent, et ce sans que leur soient soustraient ceux qu’ils avaient déjà acquis. De fait, l’Unédic souligne que plus la personne concernée travaille, plus elle amasse de droits.

En pratique, lorsqu’un chômeur se retrouvera en fin de droits, Pôle emploi passera au crible le nombre de jours travaillés (non indemnisés) effectués au cours de cette période de chômage, et rechargera proportionnellement les droits à indemnisation. Reste cependant une condition sine qua non : avoir effectué au minimum 150 heures de travail. À en croire l’Unédic, le rallongement de la durée des allocations concernera un million de chômeurs sur les 2,2 millions indemnisés.

Quid du cumul indemnisation-salaire ?

Dès le 1er octobre, le système d’activité réduite, qui offre la possibilité à plus d’un million d’allocataires de cumuler tous les mois petits boulots et indemnisation chômage, va être simplifié. À noter qu’il faut entendre, par petits boulots, travail à temps partiel et CDD courte durée. Mais ce cumul ne doit nécessairement pas dépasser le salaire dont disposait la personne concernée avant de perdre son emploi. Avec cette nouvelle règle, 120 000 personnes de plus devraient profiter du système de cumul, d’après l’Unédic.

Du nouveau pour les salariés disposant de plusieurs employeurs

Un dernier changement est attendu pour le 1er octobre. Sont ainsi concernés par une amélioration du mode de calcul de l’allocation les salariés disposant de plusieurs employeurs. C’est notamment le cas pour les femmes de ménage, les employés à domicile ou encore les assistantes maternelles. Selon l’Unédic, le demandeur d’emploi perdant plusieurs employeurs pourra bénéficier d’une protection plus durable. En d’autres termes, la totalité des salaires perdus sera dorénavant prise en compte, d’une part concernant le montant de l’indemnisation, mais également pour sa durée.

Sources : unedic, lexpress, leparisien