5 solutions pour éviter le décrochage scolaire

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Mercredi, le ministre de l'Éducation Vincent Peillon a indiqué qu'il comptait éviter le décrochage de 25 000 jeunes en 2014. Tour d'horizon des mesures envisagées.

Chaque année, pas moins de 140 000 élèves quittent le système scolaire sans diplôme. Phénomène que Vincent Peillon a qualifié mercredi, lors d'un séminaire consacré au sujet, de "drame pour les enfants et la nation". Prolongeant le but fixé par François Hollande de réduire de moitié le nombre de décrocheurs au cours du quinquennat, le ministre de l'Éducation a indiqué souhaiter éviter le départ de 25 000 jeunes du système scolaire sans qualification en 2014. L'an passé, cette logique avait permis d'éviter le décrochage de plus de 20 000 jeunes. Présentation des mesures sur lesquelles va s'appuyer la mission.

Les bénéfices du recours au service civique

En 2013, quelque 3 500 décrocheurs ont effectué un service civique, ce qui leur a permis d'acquérir une expérience dans le monde associatif, et ce via une mission d'intérêt général valorisante. Sur les 3 500 jeunes concernés, 176 ont choisi d'allier à leur mission une plage de temps libre dans un établissement scolaire pour bénéficier d'une remise à niveau et d'une formation. En 2014, 5 000 missions leur seront ainsi réservées, comme l'a souligné François Chérèque, le président de l'Agence du service civique.

Attirer davantage les jeunes vers une formation classique

En France, il existe 360 plateformes permettant de suivre les décrocheurs et identifiant les personnes envisageant de regagner un établissement scolaire. De cette façon, en 2013, 20 000 élèves ont repris leur cursus, parmi lesquels 880 ont par la suite signé un contrat d'apprentissage. Pour rappel, l'alternance, jugée plus concrète par les jeunes, est un facteur important de motivation.

Les bienfaits des écoles de la seconde chance et des micro-lycées

Destinés aux jeunes ayant besoin de revoir les bases et de réapprendre à devenir élève, les écoles de la seconde chance et les micro-lycées ont un poids fondamental dans la mission que s'est fixée Vincent Peillon. Et de rappeler que les pédagogies de cet acabit ont ces dernières années largement fait leurs preuves. En 2013, ces établissements ont ainsi permis à 2 600 jeunes de "raccrocher".

La Mission de lutte contre le décrochage

Conçue pour ceux qui ne sont pas encore prêts à regagner les bancs de l'école classique, la Mission de lutte contre le décrochage scolaire a développé un "parcours de retour en formation". Il peut par exemple s'agir d'une préparation particulière au baccalauréat ou à un diplôme non décroché, d'un stage de motivation pour un retour en formation ou encore d'un accompagnement pour trouver un emploi. Pas moins de 10 800 jeunes ont pu profiter de ce système en 2013.

Réformer l'éducation prioritaire et les programmes scolaires

Pour limiter le décrochage scolaire, Vincent Peillon souhaite par ailleurs réformer l'éducation prioritaire et les programmes scolaires. Mais selon lui, il est également nécessaire de réduire les redoublements, l'absentéisme et l'orientation subie. De même, la révision du système de notation des élèves et la valorisation de la filière professionnelle sont envisagées par le ministre de l'Éducation. Rappelons enfin que depuis 2013, des référents décrochage scolaire ont été mis en place dans les établissements du second degré dont le taux d'absentéisme est élevé. Une façon de prévenir le risque d'abandon de l'école.

Sources : education.gouv, FranceInfo