Une action collective lancée contre les péages trop chers

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L’ancienne ministre de l’environnement, Corinne Lepage, a déploré dans un entretien au Parisien les "surfacturations" auxquels sont soumis les usagers des autoroutes. L’occasion d’indiquer qu’une action collective visant les sociétés d’autoroutes, et notamment les prix pratiqués sur cinq portions de voie, vient d’être lancée.

Via un entretien donné au quotidien Le Parisien, Corinne Lepage pointe les abus pratiqués en matière de tarifs par les compagnies autoroutières. Pour cette raison, l’ancienne ministre annonce par ailleurs qu’une action collective à l’encontre de ces sociétés vient d’être engagée. Pour soutenir cette dernière, l’action s’appuie sur un rapport de la Cour des comptes datant de juillet 2013 qui s’indignait entre autres contre les augmentations de prix largement supérieures à l’inflation.

Tout en assurant que le coût des péages est actuellement 20 % plus cher que ce qu’il devrait être, Corinne Lepage souligne  avoir fait appel à un site de juristes pour mener à bien l’action collective : ActionCivile.com. En pratique, toutes les personnes ayant utilisé les autoroutes concernées – à savoir les portions A1, A6, A7, A9 et A13 – au cours des cinq dernières années peuvent à loisir remplir un formulaire sur le site en question et réclamer un remboursement en conséquence. À noter qu’il est toutefois nécessaire d’avoir conservé un ticket de péage.

Corinne Lepage, qui voudrait réunir plusieurs dizaines de milliers de demandes, explique que les autoroutes en question ont été choisies car leur construction, qui remonte aux années 1960-1970, a déjà depuis longtemps été amortie. Et de regretter que la substitution des employés par des barrières automatiques n’a eu aucun effet sur le tarif du ticket.

Les sociétés d’autoroutes sur plusieurs fronts

Alors que les compagnies autoroutières sont confrontées à l’État au sujet de la suspension de l’augmentation des prix des péages, l’action de groupe ouvre un nouveau front pour celles-ci. Rappelons qu’elles ont par ailleurs déposé un recours devant le Conseil d’État à ce sujet.

Sources : leparisien, lemonde