Air-Cobot, ce robot qui s’apprête à gérer la sécurité de nos avions

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Aperçu du robot censé contrôler l'A320 avant chaque nouveau décollage - Air-Cobot
Aperçu du robot censé contrôler l'A320 avant chaque nouveau décollage - Air-Cobot

Et si la star du Bourget 2015 n’était autre qu’un robot ? Air-Cobot, de son petit nom, est une machine intelligente capable de prendre le relai des pilotes sur certaines tâches relatives au contrôle des avions. Une technologie prévue pour faire gagner du temps… et de l’argent.

C’est le protocole de sécurité classique avant chaque nouveau départ : le personnel de bord de l’avion – en particulier le pilote – s’adonne au "tour avion". L’idée est alors d’inspecter l’avion pour mettre en évidence une éventuelle défaillance. Or, une technologie présentée au salon du Bourget 2015 baptisée Air-Cobot (Aircraft enhanced Inspection by SmaRt & Collaborative ROBOT) propose tout simplement de déléguer en partie cette tâche à un petit robot autonome.

Tout juste plus grand qu’un humain, cet appareil dispose de quatre grandes roues, d’une caméra hors norme et de nombreux capteurs. Ce dispositif d’inspection visuelle d’avions a été mis au point par les ingénieurs d’Akka Research. En pratique, celui-ci serait à même de mettre en évidence avec nettement plus de facilité qu’un humain les impacts, anomalie(s) sur une aile et autres déformations.

 

Un système ne prétendant toutefois pas remplacer le pilote

Ainsi, l’objectif avec Air-Cobot est de rendre encore plus fiables les phases de maintenance via un contrôle visuel plus pointu. Concrètement, l’appareil devrait être capable d’effectuer 70 % des inspections visuelles réglementaires. Reste que le check définitif sera quoi qu’il en soit réalisé par le pilote. Et de rappeler que le robot n’a pas vocation à remplacer ce dernier mais simplement à l’épauler. Airbus, qui est déterminé à utiliser prochainement cette technologie, voit en cette machine une avancée considérable. À noter que le robot sera dans un premier temps utilisé sur l’A320. Une stratégie visant avant tout à optimiser les coûts d’immobilisation au sol des appareils.

 

Sources : lesechos, lci