Airbnb, la guerre est déclarée

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Le concept d'Airbnb est remis en cause
Le concept d'Airbnb est remis en cause

Alors que le concept Airbnb est remis en cause par la plupart des grandes villes instaurant un durcissement des règles (Barcelone, San Francisco, New-York), Berlin et Paris commencent également à hausser le ton.

Un concept…

Fondée en 2008 par Brian Chesky et Joe Gebbia, Airbnb fait partie intégrante de l’économie collaborative. Cette plateforme en ligne permet à des particuliers de louer ou de réserver des logements.

L’aventure a commencé à partir d’une idée simple. Lorsqu’un congrès a été organisé dans leur ville et que les invités se trouvaient en pénurie de logement, les deux américains ont alors proposé leur appartement. Un concept était né.

Comment ça marche ?

Une fois votre profil créé, vous pouvez commencer à chercher votre logement où vous voulez. Vous devez avoir en tête les dates de votre voyage et le nombre de personnes qui doivent être hébergées. Après avoir vérifié les commentaires sur le logement ou contacté l’hôte en cas de questions, vous n’avez plus qu’à réserver !

Après chaque location, les deux « partis » peuvent se noter mutuellement sur le site afin de donner une indication aux futurs bénéficiaires.

… remis en cause

Paris et Berlin se lancent dans un durcissement de la législation envers cette plateforme collaborative. Menaçant les municipalités en excluant les biens des circuits de location classique et le secteur hôtelier, le concept d’Airbnb commence à faire débat.

Berlin, depuis le dimanche 1er mai, n’autorise aux habitants que la location d’une seule pièce du logement pour un séjour de courte durée, sauf dérogation obtenue par les autorités. Engelbert Lütke Daldrup, secrétaire d’Etat au logement de Berlin, a ainsi déclaré que 100 000 habitations ont été retirées du marché traditionnel à cause du succès d’Airbnb. Si cette nouvelle règle n’est pas respectée, les habitants peuvent se voir attribuer une amende allant jusqu’à 100 000 euros, de quoi réfléchir… Berlin pourrait même aller jusqu’à interdire le concept dans sa ville.

Première ville Airbnb dans le monde avec 60 000 offres de logements, la capitale française sévit également à travers différentes mesures. Les habitants ne peuvent louer leur appartement que 4 mois maximum par an. Dans le cas contraire, le logement devient une activité économique au détriment de la résidence principale. De plus, une compensation est demandée : les habitants doivent intégrer au circuit de location traditionnelle une même surface dans le même arrondissement.

Depuis le 1er octobre dernier, 83 centimes par nuit sont collectés par Airbnb et remis à la ville de Paris.

Enfin, un amendement au projet de loi numérique a été adopté fin avril par le Sénat. Les communes de plus de 200 000 habitants ont la possibilité de rendre obligatoire, pour des locations ponctuelles et répétées, l’enregistrement des loueurs via des sites tels qu’Airbnb. Ainsi, certaines annonces ne seront pas mises en lignes tant qu’elles ne seront pas enregistrées par la mairie.

Ces nouveaux dispositifs ont pour but d’empêcher les sous-locations illégales et d’assurer une parfaite transparence.

Après la polémique à propos d’Uber et le durcissement des lois concernant Airbnb, l’économie collaborative semble montrer ses limites.

 

Sources : lemonde.fr ; 20minutes.fr ; airbnb.fr

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