Asos retire des ceintures radioactives de la vente

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Par mesure de sécurité, la marque de vêtements Asos vient de retirer de la vente une série d'accessoires de mode, parmi lesquels une ceinture considérée par une étude comme dangereuse pour la santé. En cause : un produit radioactif.

Le vendeur en ligne britannique de vêtements Asos vient de procéder au rappel d'une centaine de ceintures composées de quelque 800 pièces de métal, d'ores et déjà disséminées dans quatorze pays. Particularité de ces pièces de métal : elles contiennent du cobalt 60, un composant radioactif très dangereux pour la santé, comme le souligne sur son site internet le Guardian.

D'après le quotidien d'information britannique, qui a pu accéder au rapport interne de l'entreprise, pas une seule de ces ceintures ne serait, selon les experts, adaptée à un usage public. Pour preuve, le port de l'une de ces ceintures cinq cent heures durant risquerait de provoquer des problèmes de santé importants. Dans un communiqué, la direction d'Asos a fait savoir que cette contamination ne concernait aucun autre vêtement ou accessoire.

Par ailleurs, la firme pointe du doigt le fournisseur chargé de la confection des fameuses ceintures, la société Haq International.  

Une réclamation de 117 000 euros de dédommagement

Selon Asos – acteur clé de la vente de vêtements avec 16,6 millions de visiteurs chaque mois –, Haq International aurait déjà vendu quelque 641 unités de ces ceintures considérées comme radioactives à travers le monde. Un tel incident serait, d'après le rapport rendu par Asos, particulièrement courant en Inde, où sont utilisés des métaux recyclés en provenance du monde entier. C'est au moment du nettoyage de ces métaux que se seraient d'ailleurs mêlés des morceaux radioactifs, polluant alors l'ensemble de la production.

Problème, néanmoins : les examens réalisés par le Guardian à l'aide de l'agence indépendante de protection de la santé Health Protection Agency a montré que les ceintures proposées par Haq et Asos ont une composition différente. Ce qui n'a pas empêché la firme de vêtements de réclamer 100 000 livres (soit 117 000 euros) de dédommagement tout en annulant le versement de 64 000 livres (soit 75 000 euros) convenu à l'origine.

Résultat : l'usine de Haq International basée dans la province de l'Uttar Pradesh, en Inde, a été contrainte de fermer ses portes, laissant au chômage dix-huit ouvriers, qui manifestent depuis pour s'opposer à la décision d'Asos.

Sources : Guardian, Haq International, Le Point