Cet avion à énergie solaire fait le tour du monde... sans carburant

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Solar Impulse 2
Solar Impulse 2

L’avion Solar Impulse 2 vient de décoller d’Abou Dhabi pour un tour du monde historique de 35 000 kilomètres. Au programme : 12 étapes réparties sur cinq mois. Un voyage qui plaide pour la cause des énergies renouvelables.

À 07h12 heure locale (03h12 GMT), le Solar Impulse 2 a décollé de la capitale des Émirats arabes en direction de Mascate, la capitale du sultanat d’Oman. Une première étape de 400 km qui devrait durer une douzaine d’heures. L’objectif de ce défi à la fois technique et humain est de promouvoir les énergies renouvelables.

L’appareil est le fruit de 13 années de recherches réalisées par André Borschberg et Bertrand Piccard, deux pilotes suisses. Sur la carlingue : 17 000 cellules solaires recouvrant des ailes de 72 mètres d’envergure, aussi grandes que celles de l’A380. Celles-ci propulsent ainsi le Solar Impulse 2 (SI2), qui ne pèse que 2,5 tonnes, à savoir autant qu’un 4X4 familial classique.


Une vitesse comprise entre 50 et 100 km/h

Muni de quatre moteurs électriques à hélice de 17,5 chevaux, le SI2 est le tout premier avion fonctionnant à l’énergie solaire à même de rester en vol plusieurs jours et nuits de suite. À noter que ce dernier ne peut dépasser une altitude de 8 500 mètres et peut parcourir 50 à 100 kilomètres par heure, avec cependant une cadence plus limitée la nuit – batterie oblige.

En pratique, les deux pilotes suisses sont décidés à prouver que les technologies propres et énergies renouvelables sont d’ores et déjà capables de réaliser des choses que la plupart jugent infaisables. Bertrand Piccard a d’ailleurs à ce titre soutenu que la consommation de chacun pourrait être divisée par deux, avec les technologies mises en pratique par SI2.


25 jours de vol pour faire le tour du monde

Dans l’ensemble, le SI2 ne devrait se poser qu’à douze reprises pour réaliser les 35 000 kilomètres. Mais 25 jours effectifs devraient être alloués au voyage. Physiquement, ce parcours s’annonce éprouvant pour les deux pilotes qui se relaieront au fil de l’aventure – l’appareil ne pouvant accueillir qu’une seule personne. Et ce pour la simple et bonne raison le SI2 ne comporte ni chauffage ni air conditionné.

Si tout se passe comme prévu, l’appareil devrait regagner Abou Dhabi fin juillet-début août. D’ici là, la tour de contrôle de Monaco, qui correspondra directement avec les pilotes, donnera des nouvelles sur leur avancée.


Sources : lcienvironnement-magazine