Bac : 4 astuces pour sortir du lot à l'épreuve de philo

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Selon les correcteurs du bac de philo, les copies sont souvent trop courtes pour analyser véritablement le sujet. À  quelques jours des premières épreuves du baccalauréat, voici donc des conseils qui pourraient bien vous permettre de développer votre argumentation et ainsi grappiller quelques points de plus à l'épreuve de philosophie.

Développez votre argumentation en multipliant les points de vue

Comme le met en évidence le professeur de philosophie du lycée d'État de la Légion d'honneur, Charles Pépin, la première chose importante, pour sortir du lot, est de bien construire son propos, autrement dit développer autant que possible son argumentation. Or, pour ce faire, le mieux est reposer la question en multipliant les plans sur lesquels elle se pose : il peut s'agir du plan politique, économique, religieux, social, médical, sportif, métaphysique, etc. La solution rêvée en tout cas pour maximiser les idées, à défaut d'être un coup de pouce pour façonner un plan. Il ne fait donc aucun doute que la diversification de l'argumentation enrichira la réflexion, qu'il s'agisse d'une dissertation ou d'une explication de texte.

Pour éviter les hors-sujets, pensez à toujours connecter son propos au sujet

Il existe deux astuces pour parvenir à relier systématiquement son propos au sujet : il faut d'abord intituler chaque partie de façon à donner une réponse directe à la question du sujet – pas la peine cependant de l'inscrire sur la copie, il s'agit simplement d'un repère. En outre, il est crucial de reprendre le plus souvent possible dans ses formulations l'intitulé exact de la question. Une astuce valable aussi bien pour les dissertations que les questions de texte.

Prendre de la distance avec les clichés et l'opinion commune

D'autre part, il est important de bien déconstruire les lieux communs. Il n'est pas rare, en effet, que les copies partagent trop de points communs avec les clichés. C'est la raison pour laquelle il est préférable de formuler sans détour son scepticisme vis-à-vis d'une position partagée par chacun. Pour ce faire, l'astuce peut être de se demander quelle est la posture la plus courante à ce sujet, pour ainsi tenter d'en montrer les failles. Nul doute, de la sorte, que le candidat parviendra à intéresser le correcteur.

Ne pas faire de plan en deux parties

Enfin – et ceci est valable aussi bien pour la dissertation que l'explication de texte –, il faut à tout prix éviter le plan deux parties (oui/non, oui/mais…). Pourquoi ? Tout simplement parce que cette technique marque la copie moyenne ou faible. Il est donc préférable d'identifier trois parties, en commençant par exemple par oui, en critiquant les idées du premièrement dans la seconde et en terminant par non dans la troisième.

Sources : philomag, iphilo