Vers un simple test sanguin pour dépister le cancer du poumon ?

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Un test sanguin pour dépister plus tôt le cancer du poumon
Un test sanguin pour dépister plus tôt le cancer du poumon

C’est une 1ère mondiale. Le centre hospitalier universitaire (CHU) de Nice a conçu un test sanguin novateur pour dépister les cancers du poumon avant même que la tumeur ne soit visible.

Éradiquer les cancers avant leur apparition

C’est  une avancée scientifique remarquable. Le Professeur Hofman, du CHU de Nice, a publié ce lundi dans la revue PLOS One une étude déterminante pour la lutte contre le cancer du poumon. Il explique qu’il est possible de détecter la tumeur avant même qu’elle ne soit visible au scanner. Sa méthode de dépistage consiste à repérer des cellules cancéreuses circulantes "sentinelles" dans un échantillon de sang. L’objectif est de prévenir la maladie chez les patients à risque tels que les fumeurs, avant que le cancer n’ait le temps de se développer. Cette découverte pourrait permettre de sauver des milliers de personnes. Rappelons que le cancer du poumon est la première cause de mortalité par cancer chez les hommes, et la deuxième chez les femmes en France.

Les résultats finaux en 2019

Si l’équipe médicale a démontré théoriquement les bienfaits du concept, il reste encore à le valider statistiquement. Dans ce but, une étude nommée "Air" vient d’être lancée par le CHU de Nice. Quinze hôpitaux français seront associés à cette étude, notamment les CHU de Marseille, Toulouse, Grenoble et l’hôpital Georges-Pompidou de Paris. Le département des Alpes-Maritimes, la Ligue contre le cancer et le Fonds de dotation du CHU de Nice se sont mobilisés pour financer les recherches à hauteur de 900 000 euros. Les expérimentations dureront trois ans et porteront sur des volontaires de plus de 55 ans représentatifs de la population à risque, comme des fumeurs ou anciens fumeurs, et les patients atteints d’une bronchopathie chronique obstructive (BPCO). Les résultats finaux seront dévoilés en 2019, puis le test mis en place dans les années suivantes.

 

Sources : CHU de Nice, Université Sofia Antipolis, Les Echos