Bientôt une taxe sur les billets d'avion pour financer la ligne CDG Express

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Prochainement, la fiscalité devrait s'alourdir pour les touristes français. Ce lundi, le ministère des Transports vient en effet d'annoncer que le financement de la ligne ferroviaire Charles de Gaulle Express rattachant l'aéroport de Roissy au centre de Paris pourrait inclure une taxe sur les billets d'avion. Les modalités de ce financement seront décidées dans les prochaines semaines.

Lundi, le ministère des Transports a annoncé son intention de mettre en place une taxe sur les billets d'avion pour financer le projet de construction de la ligne ferroviaire Charles de Gaulle Express reliant l'aéroport de Roissy au centre de la capitale. Une ambition qui vient confirmer les propos tenus dans un entretien accordé au Figaro par le ministre des Transports, Frédéric Cuvillier, selon lequel "une telle fiscalité n'est pas hors de propos".

Un financement estimé à 400 millions d'euros

Selon Le Figaro, le but de cette nouvelle taxe serait de réunir 400 millions d'euros, un montant néanmoins non confirmé par le ministère concerné, pour le moment. Reste que ce prélèvement servira quoiqu'il en soit à financer la facture totale de 1,7 milliard d'euros du projet de construction de ligne rapide Charles de Gaulle Express. À noter toutefois que la taxe sera par ailleurs complétée par la contribution de quatre entreprises publiques : Aéroports de Paris (ADP), Réseau Ferré de France (RFF), SNCF et RATP. En théorie, aucune subvention publique ne devrait être nécessaire.

Mais comme le met en évidence le ministère, rien n'est encore fait puisque le dossier sera arbitré dans les prochaines semaines. Par ailleurs, l'idée d'un partenariat public-privé est également toujours dans la course.

32 kilomètres de ligne mis en service d'ici 10 ans maximum

Au départ confié en concession à Vinci, qui s'était engagée, avant de jeter l'éponge, à finir la construction courant 2014, le projet de liaison ferroviaire directe de 32 kilomètres entre la capitale et l'aéroport international Paris-CDG avait été déclaré d'utilité publique dès 2008. Depuis, le gouvernement a ouvert une nouvelle consultation pour relancer le projet. Le financement de celui-ci dépendra pour sa part des recettes des utilisateurs et des passagers aériens, sans l'aide de l'État ni des collectivités locales.

Comme le précise le ministère, la ligne devrait être mise en service d'ici au maximum dix ans. ADP estime que cette nouvelle liaison, aujourd'hui desservie par le RER B au grand dam des utilisateurs, est indispensable. En cause : la vétusté, l'insécurité ou encore les problèmes techniques à répétition.

Sources : developpement-durable.gouv, Le Figaro, AFP