BNP Paribas s'apprête à facturer les comptes courants

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BNP Paribas, première banque de France - © Wikipédia
BNP Paribas, première banque de France - © Wikipédia

À partir du 1er janvier 2016, BNP Paribas va facturer la gestion des comptes courants à 2,50 euros par mois, soit 30 euros par an au total. Ce n’est pas la première banque française à augmenter ses tarifs bancaires de la sorte.

Évolution des tarifs

Certains Français vont peut-être devoir renoncer à leurs étrennes pour le Nouvel An. Car à partir de janvier prochain, BNP Paribas va faire payer à ses 6.9 millions de clients des frais de tenue de compte. Le nouveau tarif s’élèvera à 2,50 euros par mois pour un client de base, et à 2 euros pour ceux qui consultent leurs relevés de compte uniquement sur Internet. Les moins de 26 ans continueront  cependant à bénéficier de la gratuité, comme les clients de la formule spéciale Esprit libre.

Améliorer la protection des clients

BNP Paribas justifie ces frais supplémentaires en invoquant les nouvelles dépenses en matière de surveillance quotidienne et de protection des données personnelles. Dans un courrier envoyé à ses clients, la banque explique que "le coût de ces prestations est en constante augmentation du fait d’un environnement législatif de plus en plus exigeant et des moyens déployés pour contrer le risque de fraude."

Une pratique généralisée

Outre BNP Paribas, la Société Générale va également adopter les comptes payants à partir de janvier. Plus de 70% des établissements bancaires facturent des frais de gestion aujourd’hui, alors qu’elles n’étaient que 32% en 2010. Les tarifs varient sensiblement d’une banque à l’autre, de 4,20 euros à 71,60 euros par an, avec une moyenne de 24 euros par an.

Serge Maître, porte-parole de l’Association française des usagers des banques (afub), remet en cause cette évolution tarifaire : "Les dépôts sont une source de revenus pour les banques. Elles utilisent cet argent pour financer leurs crédits immobiliers." Conformément à la loi, les clients ont deux mois pour négocier avec leur conseiller bancaire.

 

Sources : L'Express, Les Echos, Le Parisien, Le Figaro