La capitale la moins chère pour les jeunes n’est pas celle qu’on croit

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D’après un palmarès de 25 grandes villes classés selon le coût de la vie pour les jeunes et réalisé par l’agence de conseil Decode, c’est Paris qui se place sur la première marche du podium. Un résultat pour le moins  étonnant…

Qui aurait cru que la capitale française se placerait tout en haut du classement des villes les moins chères pour les jeunes ? Pas les Français, en tout cas. Mais selon une étude réalisée par l’agence de conseil Decode, installée à Toronto, ce serait pourtant la capitale de l’Hexagone qui offrirait le meilleur compromis, devant Berlin et Rome.

Cette conclusion a été obtenue suite à l’évaluation de neuf données, qui touchent pour la plupart le coût de la vie du jeune, comme le prix des places de concert et de ciné, le prix du hamburger ou encore des œufs. En parallèle, l’enquête prend en compte le niveau de revenu du jeune, en s’appuyant notamment sur le salaire horaire minimum. Or, c’est bien ce facteur qui permet d’expliquer la position de Paris dans le classement de Decode.

Ainsi, si l’on rapporte le salaire horaire minimum français, et donc parisien, en dollar, celui-ci s’élève alors à 12,84 dollars. Une performance par rapport à la concurrence puisque ce dernier ne dépasse pas 8,63 dollars à Londres, 7,25 à New York, 0,53 à Mexico ou encore 0,14 à Nairobi. S’agissant des états où aucun salaire minimum n’est encadré par la loi, les personnes à l’origine de l’étude se sont appuyés sur le salaire d’un petit boulot dans un fast food.

Berlin, ville où les dépenses sont les moins élevées

Concernant les indicateurs relatifs au coût de la vie, l’étude montre que Berlin est au-dessus des autres. Ainsi, les œufs, les hamburgers, les places de concert ou encore les loyers y sont moins coûteux que dans les 25 autres villes du classement. Comme le met en évidence Quartz, 115 heures de travail au salaire minimum, à Berlin, permettent de louer un appartement meublé pour un mois, contre 185 heures à Rome, 189 à Chicago et… 244 heures à Paris.

Les auteurs du classement estiment que les villes sélectionnées dépendent du cerveau et de la force physique des jeunes. Raison pour laquelle elles sont tenues de s’assurer que leur talent, leur créativité ou encore leur énergie soient accompagnés de manière à dynamiser leur capital social, culturel et économique. De fait, les jeunes sont donc une population incontournable.

Des classements qui n’obtiennent pas tous les mêmes résultats…

Reste que le classement mené deux fois chaque année par le journal The Economist, qui passe au crible pas moins de 400 prix liés à 160 biens et services, parmi lesquels la nourriture, le logement, les transports, les loisirs et l’éducation, obtient des résultats complètement différents. Selon l’édition de mars 2014, Paris serait par exemple la deuxième ville la plus chère de la planète, derrière Singapour. Côté cooltitude, la capitale française ne ferait d’ailleurs pas dans la dentelle, avec des pintes facturées en moyenne à… 7 euros l’unité.

Sources : slate, economist