Charlie, le robot qui aide les enfants diabétiques

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Vivre avec le diabète
Vivre avec le diabète

Toujours plus présente dans les services d'aide à la personne, la robotique humanoïde franchit un pas supplémentaire et vient en aide aux enfants diabétiques. Fruit d'un projet financé par l'Union Européenne et actuellement testé aux Pays-bas, le robot Charlie est programmé pour accompagner l'enfant dans sa maladie et l'aider à prendre les bonnes décisions.

Diabète et méchant

En France, près de 10 000 enfants de moins de 15 ans sont atteints de diabète de type 1, qui les rend dépendants à l'insuline. Pour eux, le pancréas ne parvient pas à produire l'insuline essentielle à l'organisme. Il faut donc mesurer et calculer les injections d'insuline et vérifier sans cesse le taux de sucre dans le sang. Une discipline contraignante et compliquée à tenir pour de jeunes enfants qui est pourtant indispensable, car une hypoglycémie mal gérée peut être fatale. C'est pour aider et accompagner ces enfants au quotidien que l'Organisation néerlandaise pour la recherche en sciences appliquées (TNO) et ses homologues italien et allemand, ainsi que l'université de Delft aux Pays-bas et l'Imperial college de Londres ont programmé le robot Charlie.

Charlie : un ami qui vous veut du bien

Si le robot n'est pas encore capable de calculer la dose d'insuline à injecter, ni de déclencher une alarme ou prévenir des proches, il est essentiellement là pour rassurer l'enfant et lui " tenir la main" tout au long de la journée. Pensé comme un objet ludique, Charlie danse et parle avec l'enfant de sa maladie et lui permet ainsi de dédramatiser loin du corps médical et des odeurs d'hôpital. Charlie construit un profil pour chacun de ces petits patients et apprend ainsi à les connaître. " Ce n'est pas seulement que les enfants veulent apprendre davantage sur le diabète, mais plutôt qu'à leurs yeux, une petite discussion avec le robot a quelque chose de très précieux " explique le chercheur auprès du TNO, Olivier Blanson Henekemans. Si la 1ère phase de test réalisé sur 40 enfants aux Pays-bas semble concluante, Charlie a toutefois encore des progrès à faire pour se rendre totalement indispensable en devenant, par exemple, capable de tenir de véritables conversations.

Sources : Sciences et avenir ; Consoglobe