Le chat, ce monstre sanguinaire dont les maîtres ignorent tout

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Monstre assoiffé de sang malgré lui, le chat est un chasseur hors pair dont les maîtres ignorent tout ou presque - Copyright wikimedia commons / Jennifer Barnard
Monstre assoiffé de sang malgré lui, le chat est un chasseur hors pair dont les maîtres ignorent tout ou presque - Copyright wikimedia commons / Jennifer Barnard

Une étude publiée par la revue Ecology and Evolution révèle que les propriétaires ignorent la quantité exacte de proies que leur animal favori chasse.  Et qu’ils ne sont pas conscients de la menace que fait peser leur félin sur l’environnement. Il faut dire que les chats sont capables de se mettre à la chasse immédiatement après avoir reçu un repas copieux. Même si ceux-ci aiment surtout jouer…

Réalisée sur un échantillon de 58 propriétaires de 86 chats parmi les 1 500 habitants de Mawnan Smith (Angleterre) et les 1 100 habitants de Thronhill (Canada), cette étude révèle que la nature prédatrice des chats est plus ou moins tolérée par leurs maîtres. Les chercheurs ont demandé aux propriétaires de donner le nombre approximatif de proies ramenées par leur chat sur une période donnée. Mais également d’évaluer précisément les victimes ramenées concrètement sur un délai de quatre mois.

D’après les résultats, les propriétaires ont systématiquement sous-estimé la quantité de proies ramenées par leur chat, qu’il s’agisse de rongeurs, d’oiseaux ou des reptiles. Et pour cause : en moyenne, un chat tue trois fois plus de mammifères qu’il n’en rapporte. Or, les chercheurs attirent notre attention sur le fait que cela peut avoir un impact global négatif sur l’environnement.

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Si 40% des personnes sondées reconnaissent que les chats domestiques constituent de véritables menaces pour la vie sauvage, seules 27% prennent le problème au sérieux. 39% pensent qu’un chat doit rester dans sa propriété la nuit et 2%, tout le temps. Par ailleurs, 62% des propriétaires sont d’accord pour stériliser leur chat.

Les chercheurs concluent que l’ignorance des propriétaires quant à la gravité de la nature prédatrice de leur chat et leur opposition aux stratégies de gestion hormis la stérilisation représentent une menace pour la vie sauvage. Changer le comportement des propriétaires s’avère ainsi une tâche difficile tant qu’ils sont inconscients du danger et refusent de se soumettre à des mesures de contrôle.

 

Sources : slate, sciencesetavenir