La cigarette électronique : entre popularité et manque d’encadrement

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Le sixième Congrès national de la société française de tabacologie débute ce jeudi 9 novembre. L’occasion de faire le point sur les méthodes reconnues pour arrêter de fumer. La cigarette électronique n’y figure pas. Celle-ci est pourtant utilisée régulièrement par 500 000 Français.

La cigarette électronique n’est pas encadrée par l’Agence de sécurité du médicament (ANSM) et son effet sur l’arrêt du tabac n’est prouvé par aucune étude scientifique. Deux raisons valables pour ne pas classer la cigarette électronique parmi les méthodes efficaces d’arrêt du tabac. Considérée comme un produit de consommation courante, celle-ci connaît depuis quelques années un grand succès auprès des fumeurs. La Direction de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) encadre ce marché. Elle prévient du non-respect de la réglementation sur les produits dangereux et insiste sur la teneur parfois trop importante de nicotine dans le liquide, pouvant exposer à des risques d’intoxication.

Un produit aux effets encore méconnus sur l’organisme

Dès le printemps 2011, L’ANSM a recommandé d’éviter l’usage de la cigarette électronique. Les fabricants ont alors changé de stratégie marketing, présentant leur produit comme ludique et moins nocif que le tabac pour l’organisme. La recommandation de l’Agence s’est fondée sur le manque d’études scientifiques prouvant l’efficacité ou infirmant la dangerosité du produit. Certaines pharmacies ont déjà été réprimandées parce qu’elles vendaient des cigarettes électroniques pour des raisons plus publicitaires que scientifiques.

Les raisons de son succès

L’inhalation d’un liquide plus ou moins dosé en nicotine semble être efficace pour se libérer progressivement de son addiction tabacologique. La vapeur expirée permet également à ses utilisateurs de contourner la loi Evin du 10 janvier 1991 interdisant de fumer dans les lieux publics.