Comment s'y prendre pour avouer à son enfant que le père Noël n'existe pas ?

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Pour que la période des fêtes ne se retrouve pas gâchée par LA question qui hante tous les parents, voici quelques conseils. Notez qu'il est important, pour éviter toute éventuelle gaffe, de ne pas annoncer trop tôt ni trop tard que le père Noël n'existe pas...

Ça y est : les sapins, guirlandes scintillantes et autres décorations vertes et rouges ont déjà envahi les rues et les centres commerciaux. Mais bien que la magie de Noël soit présente un peu partout, cette année, vous êtes angoissé. Pourquoi ? Parce que vous sentez que vos enfants commencent à se poser des questions. Inutile de refouler l'inéluctable, le moment tant redouté est arrivé : vous allez devoir lui ou leur annoncer que le père Noël n'est qu'une chimère. Mais comment allez-vous vous y prendre pour avouer cette terrible nouvelle ?

Quand faut-il avouer que le père Noël n'existe pas ?

Avant toute chose, comme le souligne la psychologue Béatrice Copper-Royer, il est crucial de savoir où en sont les enfants dans leur imaginaire. Quoi qu'il en soit, il faut veiller à ne pas l'annoncer trop tôt ou trop tard, mais tout dépend également de la personnalité de l'enfant. La meilleure solution est de saisir la perche dès que celui-ci commence à douter. Dès lors, le mieux est d'avouer que le père Noël n'est qu'un conte, que cette histoire est ce qu'on raconte aux plus petits pour les faire rêver. Et d'indiquer aussi à l'enfant que maintenant qu'il est grand, un conte de ce genre n'est plus nécessaire.

Y-a-t-il un risque de gâcher Noël en avouant dès novembre, ou est-il préférable d'attendre ?

À condition que l'enfant soit vraiment suspicieux, il n'est pas forcément risqué de devancer l'évènement pour l'annoncer. Car pendant la période de Noël, les cadeaux, l'entrain des parents et des enfants, mais aussi l'excitation à l'idée de décorer le sapin sont là pour contrebalancer la mauvaise nouvelle. Ce n'est donc pas grave si l'enfant est un peu déçu. À noter que dans la plupart des cas, c'est davantage les parents qui se mettent en tête que maintenir les enfants dans un monde de rêverie leur fait vraiment plaisir.

À quel âge faut-il stopper ce monde de rêverie ?

Selon les psychologues spécialisés dans la clinique de l'enfant, il ne faut pas dépasser l'âge de huit ans, grand maximum. D'ailleurs, l'âge moyen est de six ou sept ans. À compter du CP-CE1, les enfants deviennent des êtres rationnels en sortant de la petite enfance. Dès lors, l'imaginaire tout-puissant, où les fées, les dragons ou encore le père Noël existent en chair et en os, laisse la place à la réalité, qu'ils commencent alors à percevoir.

À l'opposé, lorsque l'on estime que l'enfant est trop jeune, faut-il faire quelque chose pour qu'il continue à y croire ?

Dans le cas d'un enfant de 5 ans dont le grand frère vient de révéler le pot-aux-rose, il est souvent délicat de revenir en arrière. Toutefois, il est possible de lui dire que cette jolie histoire que l'on raconte aux enfants est quelque chose que l'on aime beaucoup soi-même et qu'il peut continuer à y croire encore.

N'est-il pas plus judicieux de devancer les choses en lui disant la vérité avant qu'il ne l'apprenne par ses copains ?

Contrairement à ce que l'on pourrait s'imaginer, que les camarades de classe révèlent la chose ou pas ne change rien, tout simplement parce que l'enfant continuera à s'accrocher à la croyance tant que ses parents ne lui auront pas dit ce qu'il en est réellement. De fait, la confirmation des parents est primordiale pour que l'enfant ait une véritable certitude. Aussi, ces derniers doivent donc accompagner la compréhension de l'enfant en expliquant bien les choses.

Faut-il par la suite continuer de déposer les cadeaux au pied du sapin et perpétrer la tradition de Noël ?

Il ne faut surtout pas abandonner les rites que l'on a mis en place tout au long de la vie de l'enfant. Les enfants comme les adultes sont fous de joie à l'idée d'entretenir la magie de Noël. Rien ne doit donc changer.

Sources : Béatrice Copper-Royer, La famille Sens Dessus Dessous, Psychologies, France-Info