Le e-commerce français pèserait 45 milliards d'euros en 2012

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Le commerce en ligne a la côte en France. Il a enregistré une croissance de 19,5 % entre 2011 et 2012 selon la Fédération du e-commerce et de la vente à distance (Fevad). Elle estime que la barre des 45 milliards d’euros de chiffre d’affaire devrait être franchie d’ici la fin de l’année.

La Fevad a publiée jeudi 21 novembre son enquête trimestrielle sur l’état du commerce en ligne en France. Le constat est optimiste : Avec 31,9 millions d’internautes achetant en ligne, soit une hausse de 1,4 million (5 %) par rapport à 2011, la Fédération salue la confiance grandissante des consommateurs envers les sites de vente en ligne (66,5 % en 2012). Elle remarque également que 33 milliards d’euros ont déjà été dépensés sur les sites internet de vente depuis le mois de janvier dernier : un record. Le nombre de sites de vente online est également en progression, avec 20 % de créations de site au 3e trimestre. Les leaders du secteur sont Amazon, avec 12 592 000 visiteurs par mois, PriceMinister (9 025 000) et eBay (8 970 000).

D’après la Fevad, la France comptera plus de 120 000 sites de ventes en ligne opérationnels d’ici la fin de l’année. 20 000 ont été créés cette année. L’étude de la Fevad se base sur l’analyse de plus des données de 100 400 sites marchands selon les critères de l’ICE40, l’indice trimestriel de la fédération.

L’e-commerce est rentré dans les mœurs

Les Français préfèrent aujourd’hui acheter en ligne pour des questions de gain de temps et de transport principalement, mais n’y recherchent pas forcément les prix les plus intéressants. Si ce facteur compte, il passe cependant après celui d’immédiateté de la transaction. Aujourd’hui, la majorité des internautes (78 %) ont confiance dans les sites d’e-commerce : Il y avait 30 millions d’acheteurs en ligne pour 38 millions d’internautes dans l’hexagone en 2011, un chiffre en constante progression.

Il faut pourtant relativiser l’euphorie : les internautes achètent plus souvent en ligne qu’il y a deux ans, mais ils font moins d’achats dans les commerces traditionnels et les supermarchés. Cette étude et ses remarques marquent donc plus un changement des mentalités et une banalisation du commerce en ligne qu’une reprise forte de la consommation. La consommation des ménages a en effet reculé de 2 % le trimestre dernier.