Consultations médicales manquées : le patient absent devra-t-il payer ?

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Chaque année, 28 millions de consultations sont annulées et non honorées. Un chiffre qui fait frémir la CSMF (Confédération des syndicats médicaux français). Dans un rapport publié récemment, le syndicat proposait de faire payer ces absentéismes répétitifs.

Le Français serait-il un habitué du désistement ? Il semblerait bien que oui d’après le rapport publié par la CSMF concernant l’absentéisme des rendez-vous médicaux.

28 millions de consultations non honorées

Les chiffres feront grincer les dents de bon nombre de médecins, selon la CSMF, le premier syndicat des médecins libéraux : chaque année, près de 28 millions de consultations sont annulées, soit un manque à gagner de 742 millions d’euros.

Le Français semble avoir tendance à se désister tant et si bien que  les professionnels de santé perdent en moyenne six à huit rendez vous par semaine, soit environ deux heures de consultation. Des heures qui pourraient être utilisées pour se déplacer dans des villes plus éloignées où le désert médical sévit de façon considérable.

En plus de ce manque d’accès aux soins, pour le président du syndicat, Michel Chassang, certains rendez-vous chez les spécialistes tels que les gynécologues ou ophtalmologues, sont difficiles à obtenir. Une fois mises bout à bout, ces petites incivilités bien souvent inexcusées, semblent contraignantes pour les professionnels de la santé.

Une sanction financière à l’avenir ?

C’en est trop pour la Confédération, lésée par ce manque à gagner du à ces nombreux absentéismes non décommandés et non honorés, qui a soumis quelques propositions dans son rapport. La principale étant de faire payer aux absents leurs rendez-vous annulés.

Pour Michel Chassang, cette sanction financière s’applique comme dans le cas de l’annulation d’un vol : "Lorsque vous prenez un billet d'avion, si au dernier moment vous ne pouvez pas y aller pour des raisons X ou Y vous avez une pénalité financière. Pourquoi il n'y aurait-il pas un système identique qui puisse être mis en place avec les cabinets médicaux ?" argumente-t-il.

Cette proposition n’est pas neuve et  a déjà été formulée à maintes reprises par le syndicat. Pour l’heure, ni le ministère, ni la caisse d’assurance maladie ne se sont exprimées suite à ce rapport.

Sources : RTL et France Info