Contraception masculine : la solution injectable Vasalgel prévue pour 2017

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À en croire une information du Daily Beast, un gel du nom de Vasalgel devrait arriver sur le marché en 2017. Réversible, sans hormones, celui-ci s’injecterait dans le canal déférent de façon à bloquer les spermatozoïdes.

Ce n’est sans doute pas la première fois que vous entendez parler de contraception masculine – il était question il y a quelques mois d’une pilule contraceptive pour hommes. Mais désormais, c’est un gel baptisé Vasalgel qui fait l’actualité. Réversible, ce dernier ne comporte pas d’hormones et s’injecte par le canal déférent pour y stopper les spermatozoïdes. Sa commercialisation serait prévue pour 2017, d’après le Daily Beast.

Pensé il y a une quinzaine d’années par le docteur Sujoy Guha, Vasalgel est actuellement mis au point par l’ONG américaine Parsemus Foundation. L’objectif de celle-ci est à la fois de développer des dispositifs contraceptifs accessibles, et de se concentrer sur la recherche médicale, qui n’avance plus. À noter que début 2014, le New York Times abordait déjà ce nouveau système de contraception, jugeant que le Vasalgel n’était autre que la technique la plus à même de faire son entrée prochainement sur le marché américain.

Vasalgel, késako ?

En pratique, Vasalgel est, comme son nom le laisse supposer, un gel à base de polymère, un produit chimique aux effets contraceptifs longue durée qui, à l’inverse de la vasectomie, pourraient être suspendus. Concrètement, le polymère dérègle la membrane des spermatozoïdes, les empêchant ainsi de se mouvoir, et de fait de féconder un ovule. Évidemment, un tel processus n’entraîne aucune douleur.

Comme l’explique la fondation Parsemus, le principe est semblable à une vasectomie sans scalpel, à la différence qu’un gel est injecté au niveau du canal déférent – soit le canal permettant aux spermatozoïdes de sortir des testicules – au lieu de sectionner le canal. Ensuite, si la personne concernée désire réactiver le flux de spermatozoïdes, quelques mois ou plusieurs années après, une seconde injection se charge de supprimer le polymère.

Les premiers tests sur les hommes en 2015

Jusqu’à aujourd’hui, la solution Vasalgel n’a été essayée que sur des babouins, mais ces essais se sont révélés plus que concluants. Six mois durant, trois babouins ont ainsi reçu l’injection puis été placés en compagnie d’une quinzaine de femelles. Et depuis, aucune grossesse n’a été observée. Dorénavant, la fondation souhaite tester le dispositif inverse en retirant le contraceptif. L’occasion de savoir si les spermatozoïdes seront de nouveau actifs.

D’autre part, des essais sur les hommes sont prévus, en cas de succès, pour 2015. Côté prix, le Vasalgel devraient se révéler moins coûteux que les systèmes contraceptifs longue durée féminins, dont le prix approche les 800 dollars outre-Atlantique.

Sources : thedailybeast, nytimes, radio-monaco