COP21 : quels sont les pays les plus respectueux de l’environnement ?

Article mis à jour le 

Quels sont les pays de la COP21 les plus verts ?
Quels sont les pays de la COP21 les plus verts ?

À l’occasion de la COP21 se déroulant au Bourget, à Paris, Climat Action Tracker a dressé la liste des pays les plus écologiques au monde en fonction de leurs engagements en faveur de l’environnement. Quatre pays se sont distingués, notamment le Bhoutan, l’Éthiopie, le Costa Rica et le Maroc.

Le Maroc, le Bhoutan, l’Éthiopie et le Costa Rica sont les 4 pays les plus écolos au monde. Leurs engagements en faveur de la protection de l’environnement leur ont valu de figurer en tête du classement établi par Climate Action Tracker, devant les 192 autres nations participant à la COP21.

Les quatre nations les plus respectueuses de l’environnement font toutes parties du G77, réunissant les pays en voie de développement. Elles n’émettent que 0,5% des gaz à effet de serre au niveau mondial.

 

Le Bhoutan : un exemple à suivre

D’après le classement de Climat Action Tracker, le Bhoutan est le meilleur élève parmi les 196 participants à la COP21. Voisin de la Chine, ce petit pays de 700 000 habitants ambitionne de devenir le premier pays 100% écolo au monde. À l’occasion de la conférence de Rio+20 en 2012, son ex premier ministre, Jigmi Y. Thinley, avait déclaré: "Nous travaillons à devenir le premier pays du monde 100% biologique". Selon les chiffres publiés par la Banque Mondiale, ce pays n’utilisait en 2012 que 15 kg d’engrais chimiques par hectare (contre 137 kg pour la France). En 2005, l’État bhoutanais a mis en place un Programme biologique national destiné à former les agriculteurs. Depuis, les agriculteurs s’approvisionnent en fertilisants biologiques auprès du Centre national des semences.​

Le Bhoutan a également promis d’émettre 0% de gaz à effet de serre. La réussite de ce pari tient en grande partie du paysage bhoutanais composé à 70% de forêts.

 

Le Costa Rica et la Pura Vida

Patrie de Christiana Figueres, secrétaire exécutive de la Convention cadre des Nations unies pour les changements climatiques, le Costa Rica arrive en 2e position dans le classement de Climate Action Tracker. En 2007, ce pays avait fait part de son ambition de devenir neutre en carbone en 2021. Il s’était aussi fixé pour objectif de réduire de 44% ses émissions de GES d’ici 2030. Pour rappel, le quart du territoire de ce petit État d’Amérique du Sud est classé zone écologique protégée et il abrite 6% de la biodiversité mondiale. En 2014, le Costa Rica s’était aussi engagé à reboiser 50 000 hectares, contribuant au développement de l’écotourisme, l’un des piliers de son économie. Grand producteur de café, il compte améliorer ses méthodes de production, notamment la fertilisation et l’utilisation d’énergies renouvelables.

 

L’Éthiopie : un engagement vert ambitieux

L’Éthiopie prévoit de réduire ses émissions de GES de 64% d’ici 2030. Ce pari ambitieux aura un effet positif sur son développement économique. Ce pays ambitionne en effet d’intégrer le groupe des pays émergents en 2025. Ne possédant ni pétrole ni gaz, l’Éthiopie a décidé d’investir dans les énergies renouvelables. Le gouvernement a ainsi mis en place le plus grand barrage hydroélectrique du continent africain près de sa frontière avec le Soudan. Cette centrale prévoit de produire 60 000MW en 2017. L’État éthiopien investit également dans les éoliennes. Le nombre d’installations a ainsi augmenté de 500% de 2011 et 2015. Le pays a cependant besoin du soutien financier international pour atteindre ses objectifs.

 

Le Maroc : des engagements satisfaisants

"Le Maroc est en train de faire sa juste part d’efforts mondiaux visant à contenir le réchauffement en dessous de 2°C", déclare Climat Action Tracker. Ce pays prévoit de réduire ses émissions de GES de 13% d’ici 2030. Cet objectif pourrait même être révisé à 32% si les aides financières internationales suivent. D’après le gouvernement, "le Maroc doit en priorité minimiser les risques d’impacts du changement climatique, en raison de l’importante vulnérabilité de certaines activités économiques, comme l’agriculture, la pêche, l’aquaculture, la foresterie, le tourisme et certains milieux de vie comme les oasis, le littoral et les montagnes".

Le royaume a intégré les principes du développement durable et de la protection de l’environnement dans sa constitution en 2011. Le gouvernement marocain s’est aussi fixé pour objectif de produire 50% de sa puissance électrique en utilisant des ressources renouvelables d’ici 2025. Il prévoit d’installer la plus grande centrale solaire au monde à Ouarzazate en 2020. L’électricité produite comblera 50% des besoins énergétiques du pays. À noter que la COP22 se déroulera au Maroc en 2016.

 

Sources : slate, levif