Auto : les Français se détournent de plus en plus du diesel

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Le prix du gazole a beau être à son niveau le plus bas depuis des années, les ventes de voitures diesel reculent...
Le prix du gazole a beau être à son niveau le plus bas depuis des années, les ventes de voitures diesel reculent...

Malgré la baisse continue du prix à la pompe du diesel depuis cinq ans, ce carburant n'a plus autant la cote qu'auparavant. Les Français commencent même à s'en détourner, le décriant à plus d'un titre.

Même si les Français font partie des plus gros consommateurs de diesel, force est de constater que la part de ce carburant régresse dans l'Hexagone. C’est en tout cas ce que soulignent les derniers chiffres des immatriculations de voitures neuves. Il apparaît en effet que les ventes de véhicules au gazole ont reculé de 58% depuis le début de l'année. Alors que ce taux était de 64% l’an passé et même de 72% en 2007. Autre élément étonnant : le diesel a beau être disponible à moins d'un euro dans certaines stations, cela ne semble pas contribuer à enrayer son déclin.

Pour les observateurs, ce désintérêt résulte du phénomène anti-diesel, qui ne cesse de s'amplifier. On parle notamment de l'interdiction de circuler dans les centres-villes, comme ce sera le cas prochainement à Paris. L'autre raison concerne les progrès considérables réalisés sur les moteurs à essence, en matière de consommation. Ainsi, les petits trois cylindres actuels restent performants tout en faisant preuve de sobriété niveau consommation.

 

Une fiscalité diesel qui augmente plus rapidement

En outre, l'appauvrissement du marché est également à prendre en compte. Depuis janvier, 55% des immatriculations (contre 53 % en 2014) ont concerné des petites voitures d’entrée de gamme. Il s’agit d’un nouveau record - cas unique et atypique en Europe. Or, le surcoût du diesel sur ces modèles est important : il faut par exemple compter 2 000 euros de plus pour une Peugeot 208 roulant au gazole. Ce qui représente 15% de plus qu’une version essence. Et dans ce cas de figure, le surcoût apparaît rédhibitoire aux yeux des acheteurs. Reste que selon l’Union française des industries pétrolières, le sans-plomb sera toujours plus coûteux que le gazole, dans les quinze années à venir.

 

Sources : rtl, francetvinfo