A-t-on le droit d’appeler son enfant comme on le désire ?

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"Pourdevrai", "Reine Victoria" Point final" les parents néo-zélandais font preuve d’imagination pour nommer leurs enfants au grand dam des autorités qui les refusent à plusieurs reprises. Afin de stopper une fois pour toutes ces excentricités, la Nouvelle Zélande a interdit certains prénoms dans une liste publiée le 1er mai dernier. En France, le choix du prénom est libre pour les parents, mais sommes-nous réellement indépendants dans ce choix ?

Difficile d’être de plus en plus original lors du choix du prénom de son enfant. Il faut se démarquer des mêmes inlassables prénoms. Et c’est un rôle que tiennent beaucoup à cœur les parents, peut-être un peu trop loin pour certains dont les excentricités font sourire ou peine à lire.

Plus de Christ et de Lucifer en Nouvelle-Zélande

À force de refuser pour la 67ème fois la proposition du prénom "Justice", de plusieurs "Queen Victoria"  ou de voir défiler des "Christ", "Dieu" ou encore des "Lucifer" dans les états civils, la législation en Nouvelle-Zélande a publié ce premier mai une liste de prénoms interdits.

La liste comporte 77 prénoms proposés puis refusés maintes et maintes fois par les autorités. On s’amusera de voir les goûts douteux des parents entre "Anal", "Master" ou "Mafia no fear" (Même pas peur de la mafia), les parents ne manquent pas de culot. En revanche, on s’étonnera du manque d’originalité de certains parents avec les propositions de "2nd", "3rd", "5th"  afin de les appeler à la suite ou encore du signe de ponctuation "." prononcé "full stop" (point final) ou encore l’astérisque "*". Les futurs bébés pourront remercier les autorités néo-zélandaises qui ont bien évidemment refusé ces extravagances.

Des excentricités partout dans le monde

Quand on sait que le prénom de l’enfant joue un rôle pour son avenir professionnel, le parent doit veiller attentivement à lui donner un nom digne. Pourtant les noms insolites ne sont pas nouveaux et sont parfois acceptés : chaque pays possède ses excentricités.

Rappelez-vous de la petite "Hashtag" née aux Etats Unis au mois de novembre, dont le prénom avait fait polémique sans compter "Google", "Siri" ou "Excel" comme le relate Slate.fr. Toujours avec la nouvelle technologie en Égypte un petit garçon dénommé "Facebook" a également vu le jour.  

Pour nos voisins belges, se furent les prénoms de deux sœurs "Clitorine" et "Vagina" qui surprirent nombre de personnes. En France, le choix d’une marque de voiture pour nommer sa petite fille "Mégane Renault" avait fait beaucoup débat, mais il finit par être accepté, de même pour le prénom de "Daemon" pour un petit garçon. En revanche la proposition pour "Titeuf" avait été refusée, le prénom étant jugé contraire à l’intérêt de l’enfant.

Une législation pour l’intérêt de l’enfant

Certains penseront que les autorités n’ont pas leur mot à dire et que le choix des parents leur est libre. Pourtant, certains pays du monde possèdent leur propre législation concernant l’attribution des prénoms. En France, depuis 1993, le choix du prénom est libre pour les parents, néanmoins, la justice peut saisir le dossier si l’officier d’état civil juge que le choix du prénom n’est pas dans l’intérêt de l’enfant.

Tout comme la Nouvelle-Zélande, des listes de prénoms interdits existent dans une quinzaine de pays du monde. Les justifications sont différentes selon les pays. Par exemple, dans les pays nordiques (Suède, Norvège et Danemark), c’est pour des raisons de bien-être et de réputation de l’individu. Tout comme la Nouvelle-Zélande, certains noms bloqués par les autorités sont compréhensibles, on peut trouver, "Ikea" en Suède, "Hitler" et "Oussama Ben Laden" en Allemagne ou encore l’arobase "@" en Chine.

D’autres interdits sont dus aux différences d’écritures entre les pays, certaines autorités ne pouvant pas gérer la longueur de certains prénoms ou les caractères étrangers (Le Chinois et le Russe entre autres). Aux États Unis par exemple, le prénom d’Amélie deviendrait "Amelie".

Il est bon de noter que certains pays administrent ces lois pour des raisons moins égalitaires, au Maroc par exemple les noms berbères ethniques sont interdits depuis des années.

Sources : Terrafemina ; Dailymail ; Washingtonpost et Slate.fr

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