Emploi : 17 zones rassemblent 58 % des cadres du privé en France

Article mis à jour le 

Les cadres sont nombreux à travailler en Île-de-France
Les cadres sont nombreux à travailler en Île-de-France

L’Apec a publié mercredi 25 mars une étude passant au crible les zones d’emploi regroupant le plus de cadres du privé en France. Tour d’horizon.

Une nouvelle étude de l’Apec intitulée "Emploi cadre : une répartition très inégale sur le territoire" a révélé mercredi 25 mars que 52 des 304 zones d’emplois enregistrées en France métropolitaine regroupent pas moins de 77 % des cadres. Pire : sur ces dernières, 17 zones rassemblent 52 % des cadres du privé, alors qu’elles représentent seulement 34 % de la population et 44 % des emplois du secteur privé.

Résultat : l’Hexagone compte 213 zones d’emploi où ne travaillent que 5 000 cadres, soit 14 % des cadres du privé. C’est pourquoi l’Apec met aujourd’hui en évidence ces inégalités de répartition sur le territoire.


Île-de-France, Rhône-Alpes, Paca… ces eldorados pour cadres

Toujours d’après l’étude de l’Apec, les régions Île-de-France, Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte-d’Azur se placent au-dessus de la mêlée, regroAncreupant  plus de 25 000 cadres. Or, les vingt zones d’emplois hexagonales comptant le plus de cadres se situent pour moitié dans ces trois régions. C’est le cas de Paris, Saclay, Roissy, Lyon, Grenoble, Marseille, Aix-en-Provence, Cannes, Nice ou encore Antibes. À noter par ailleurs que Cergy, Valence et Toulon sont également des zones d’importance, à l’échelle de la France.


Des cadres travaillant surtout dans le tertiaire

Sans surprise, Paris est sans commune mesure : la capitale compte à peu près 750 000 cadres du privé, à savoir 26 % des cadres de France. Rapporté à l’ensemble de l’Île-de-France, la ville compte également près de 75 % des cadres de toute la région.

À noter une spécificité dans la cartographie mis au jour par l’Apec : les cadres salariés situés au sein des 17 plus importantes zones d’emploi de France travaillent surtout dans le secteur tertiaire. Ainsi, 2/3 d’entre eux exercent une profession dans les services, essentiellement marchands. Les activités les plus courantes sont l’informatique, les transports aériens, l’édition, la programmation et diffusion radiotélévisée, les services d’information ou encore la production cinématographique.


Sources : lefigaro, apec, latribune