Mais au fait, que sniffe vraiment Al Pacino dans Scarface ?

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Lactose en poudre, fécule de maïs... il existe de nombreuses recettes pour feindre la cocaïne au cinéma - © Universal Pictures
Lactose en poudre, fécule de maïs... il existe de nombreuses recettes pour feindre la cocaïne au cinéma - © Universal Pictures

Des accessoiristes interrogés par le New York Times ont évoqué les solutions les plus courantes au cinéma, lorsqu’un acteur doit feindre la prise de cocaïne. Résultat : lactose en poudre et inositol - composé de vitamine B - seraient les plus appréciés.

De Scarface à Very Bad Trip en passant par Trainspotting, Requiem for a dream et How High, le cinéma ne cache pas sa fascination pour la drogue. Reste que s’il semble évident de faire semblant de s’injecter une substance par intraveineuse ou de rouler un faux joint, les choses diffèrent dès lors qu’il s’agit de faire comme si l’on sniffait de la cocaïne. L’on se demande notamment comment Leonardo DiCaprio dans Le Loup de Wall Street, ou Uma Thurman dans Pulp Fiction ont dû procéder.

Questionnés à ce sujet par le New York Times, les accessoiristes soulignent qu’il existe de nombreuses recettes différentes. Dans le cas où la drogue est placée sur une table ou coupée en lignes, les combinaisons sont variables : il peut très bien s’agir de fécule de maïs mélangée à de la poudre pour bébé. Néanmoins, lorsqu’un ou plusieurs acteurs sont amenés à la sniffer, la vigilance est de rigueur. Il n’est par exemple pas possible d’utiliser du sucre en poudre ou de la farine dans la mesure où ces derniers collent ou deviennent grumeleux, selon Hopes&Fears. C’est ainsi que de nombreux accessoiristes optent pour le lactose en poudre, sans aucun danger, lorsqu’il est question d’une séquence où le protagoniste doit sniffer.

Mais comment faire dans le cas d’une intolérance au lactose ? Kenn Finn, accessoiriste entre autres pour le film Limitless, souligne que l’on recourt dans ce cas de figure à l’inositol, composé de la vitamine B. Ce dernier, qui n’altère pas les cordes vocales et s’absorbe aisément, serait d’ailleurs utilisé pour couper la cocaïne de mauvaise qualité - dans la vraie vie. Une substance toute choisie, donc, pour les comédies musicales.

 

Quelques risques de bronchite

Reste qu’au-delà de la substance sélectionnée pour feindre la prise de drogue à l’écran, le fait de renifler des lignes de poudres de ce type peut entraîner des congestions. C’est ce qui est arrivé à l’acteur Jonah Hill, lors du tournage du Loup de Wall Street. D’où une technique pour éviter ce type de désagrément : enduire la paille utilisée pour sniffer de vaseline, de manière à ce que la poudre y reste en partie collée.

Quoi qu’il en soit, la plupart des réalisateurs commettent une erreur lorsqu’il est question de cocaïne au cinéma : ils mettent en scène une quantité astronomique de poudre. Un phénomène totalement invraisemblable lorsque l’on sait combien coûte la drogue en question, et combien il est possible d’en consommer.

 

Sources : lci, premiere