Faut-il supprimer les pièces de 1 et 2 centimes ?

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Les pièces de 1 et 2 centimes vont prochainement disparaître
Les pièces de 1 et 2 centimes vont prochainement disparaître

À l’instar de certains pays tels que la Belgique, les Pays-Bas ou encore la Finlande, la France pourrait décider d’arrêter la production des pièces de 1 et 2 centimes d’euro. Cette mesure viserait à diminuer les dépenses occasionnées par la production de ces dernières.

Les pièces de 1 et 2 centimes d’euro risquent-elles d’être retirées de la circulation ? À travers toute l’Europe, de nombreux pays s'y sont déjà résolus. Quels seraient les effets d’une telle décision ?

Une dépense inutile

Le 28 octobre prochain, les commerçants irlandais seront autorisés à arrondir leurs prix à 5 centimes près afin d’éviter l’utilisation des pièces de 1 et 2 centimes d’euro en cas de paiement cash. Cette décision n’est pas seulement appliquée en Irlande, mais également dans plusieurs pays à travers l’Europe.

Le but de cette mesure est de retirer petit à petit toutes les pièces de 1 et 2 centimes d’euro du marché, ces dernières étant trop coûteuses à produire. Dans le cas de l’Irlande, la fabrication d’une pièce de 1 centime d’euro revient à 1,65 centime, le prix de la production étant ainsi supérieur à celle de la pièce elle-même. Les pièces de 2 centimes coûteraient pour leur part 1,94 centime. En produisant ces monnaies, le pays finit par accuser un déficit assez difficile à combler. D’où la décision d’arrêter leur mise en circulation.

Et pour la France ?

La France risquerait-elle de faire comme l’Irlande ? D’après la Monnaie de Paris, l’organisme qui se charge de frapper la monnaie pour toute l’Europe, cette mesure n’a aucune utilité en France. La production des pièces de 1 et 2 centimes sur le sol français est en effet moins chère qu’ailleurs. Selon cette institution, le coût de production des pièces de 1 centime d’euro est de 1,2 centime, alors que pour celles de 2 centimes, le prix est seulement de 1,3 centime en France. Compte tenu de cette différence, il n'y aurait donc pas à craindre un prochain arrondissement des prix.

 

Source : capital