Les femmes sont-elles vraiment plus stressées que les hommes ?

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Les femmes seraient-elles plus enclines à la déprime que les hommes ?
Les femmes seraient-elles plus enclines à la déprime que les hommes ?

Les femmes seraient deux fois plus nombreuses à souffrir de dépression que les hommes. Selon Debra Bangasser, de l’Université Temple, le taux élevé d’œstrogène et de progestérone augmente la réactivité au stress chez la population féminine.

Les femmes auraient deux fois plus de risques que les hommes d’être sujettes à des attaques de panique ou des troubles anxieux. L’influence des hormones sur le CRH augmenterait la réactivité des femmes au stress.

 

Les hormones sexuelles et le stress

Les recherches menées par Debra Bangasser et son équipe de l’Université Temple ont permis d’établir un lien entre les hormones sexuelles et la corticolibérine ou CRH, un neuropeptide contrôlant la réaction du système nerveux au stress. Une expérimentation menée sur des rats a démontré que les femelles présentant un taux élevé de progestérone et d’œstrogène avaient une réaction plus violente au stress. D’après Susan Gaidos, cette réactivité au stress aiderait les femelles à être plus vigilantes lorsqu’elles s’occupent de leurs petits.

 

Des épisodes dépressifs

Connue pour être l’hormone de l’attachement, l’ocytocine aggraverait l’anxiété chez les femelles souris exposées à une situation stressante. Ainsi, les souris femelles placées dans la même cage qu’un congénère agressif pendant 3 jours restaient figées pendant 10 semaines en présence d’une autre souris, contre 2 semaines chez les mâles. Après avoir analysé les tissus cérébraux des souris étudiées, les scientifiques ont conclu que les femelles produisaient beaucoup plus d’ocytocine que les mâles. Cette surproduction d’ocytocine est aussi observée chez les personnes dépressives.

 

La disparité salariale : un facteur de dépression

Selon l’Université de Columbia, aux États-Unis, la disparité salariale figurerait parmi les facteurs de dépression chez la femme. Entre 2001 et 2002, les scientifiques ont réalisé un sondage sur 22 581 salariés hommes et femmes de 30 à 65 ans. Le résultat de l’étude a démontré que les femmes ont 4 fois plus de risques d’être stressées lorsqu’elles gagnent moins que les hommes. En revanche, les risques de souffrir d’anxiété sont identiques lorsqu’elles gagnent plus que leurs confrères masculins.

 

Sources : slate, tingytanana