Ces films cultes réinterprétés façon jeu vidéo 8-bits...

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La version "8-bits" de Shining - copyright Flickr CC. / Gwendal Uguen
La version "8-bits" de Shining - copyright Flickr CC. / Gwendal Uguen

Avec le "8-Bit Cinema", il est désormais possible de revoir ses films préférés en version ultra pixellisée. L’occasion de découvrir – ou redécouvrir – quelques grands noms du cinéma mondial sous un angle qui n’est pas sans rappeler les versions "suédées" de Michel Gondry…

8-bit Cinema, késako ?

Le principe du "8-bits Cinema" est simple : on choisit un film, et on y prélève les scènes les plus marquantes. Scènes que l’on transpose au format jeu vidéo 8-bits pour aboutir à une courte vidéo de quatre ou cinq minutes – façon trailer. En résulte un petit épisode digne des plus grands classiques du jeu vidéo Nes et Atari 7800. Dans ce bric-à-brac amusant, les images sont très minimalistes, et ponctuées de phrases de dialogue laconiques. D’Eternal Sunshine of the Spotless Mind, film emblématique du cinéma onirique de Michel Gondry, au sur-oscarisé Titanic de James Cameron, les références ne manquent pas. Il y en a pour tous les goûts, et de nombreux films du box office y sont représentés. Kill Bill, Avengers, Sin City, Jurassic Park, Le silence des agneaux, Seven, Pulp Fiction, Orange mécanique… à chaque cinéphile son mini-film pixellisé !

Dans Titanic, par exemple, vous jouez au poker avec Jack avant d’entrer directement sur le paquebot, où bien sûr, vous rencontrez Rose, qui tente de mettre fin à ses jours. S’ensuivent la fête endiablée dans le niveau inférieur du bateau, et LA scène romantique du film sur le pont. Puis Jack dessine Rose, avant que tous deux s’enfuient dans la salle des machines et filent leur idylle – fatalement ardente – dans une voiture. Vient ensuite la séquence de l’iceberg : tout le monde crie, tout le monde panique, et Rose dit à Jack qu’elle ne l’abandonnera jamais juste avant que celui-ci ne meure. Et c’est fini. Idéal peut-être, pour ceux n’ayant pas eu le courage de patienter 3 h 14 devant un écran. Ou cocasse pour les fans.

 

Let’s play… The Shining : Stanley Kubrick version Atari

Dans le même genre mais légèrement plus angoissant, un artiste nommé Pippin Barr installe l’internaute au volant de la petite voiture jaune de Jack Nicholson, dans Let’s play… The Shining. L’occasion notamment de suivre une route tortueuse et isolée à travers les paysages saillants du film Shining, jusqu’à l’hôtel Overlook. Vaste programme… Malgré l’aspect old school et l’impression d’un retour aux sources du jeu vidéo, un véritable soin est apporté au dispositif. L’oppressante musique originale, revisitée ici via Audacity, distille une atmosphère saisissante et conserve en dépit du support la dimension horrifique de l’œuvre. Le créateur Pippin Barr, néo-zélandais de naissance, a toujours considéré les jeux vidéo comme de l’art. Et lorsque l’on voit à quel point de simples pixels lui suffisent à instaurer une ambiance sinistre, l’on se dit qu’effectivement, tout ceci relève de l’art...

Nul doute que ce phénomène revival du 8-bits, mix nostalgique entre les films "suédés" de Michel Gondry et les grandes heures du jeu vidéo, a encore de beau jour devant lui.

 

Sources : vulture, youtube