Les Français, ces mauvais conducteurs

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La conduite des Français est bien loin d’être un modèle.  Au volant de leur voiture, les incivilités sont nombreuses. Le neuvième baromètre d’AXA dévoile les comportements des conducteurs Français. Passages fréquents au feu orange, oublis de clignotants, … les Français ne respectent pas le code de la route, d’autant plus qu’ils semblent relativiser les risques de certains comportements (téléphone, fatigue, alcool) sur la conduite...

Tous les ans, AXA réalise un baromètre permettant de mesurer les comportements des conducteurs. Ces derniers sont classés selon différentes catégories : 

En général, les Français ont conscience du code de la route, mais peu le respectent, par exemple, 77 % des interrogés avouent que doubler ou tourner sans indiquer son clignotant est un comportement dangereux alors que 51 % l’oublient régulièrement. Un grand nombre d’incivilités sont produites.

6 Français sur 10 seraient de bons conducteurs

 Le respect du code de la route semble se dégrader en partie avec une hausse de "mauvais" comportements. L’AXA comptabilise seulement 35 % de conducteurs respectueux contre 44 % l’année dernière. Les "fous du volants", ces véritables dangers de la route qui n’ont pas conscience des règles de base, sont désormais plus nombreux avec 7 % contre 5 % en 2012. AXA remarque également une importante montée du relativisme des dangers de la route, le nombre de conducteurs "inconscients" étant désormais de 14 %.

C’est même pire en ville,  il semblerait que ce soit le lieu où les incivilités sont les plus importantes. Les Français, trop pressés, réalisent des vitesses excessives : 4 conducteurs sur 10 avouent conduire à plus de 65 km/h en ville.

Les résultats ne s’améliorent pas concernant le respect des feux puisque 8 Français sur 10 avouent passer quand le feu est orange, alors que près de la moitié des interrogés ont très bien conscience de comportement dangereux.

Téléphonie, alcool, fatigue : des risques trop relativisés

AXA explique ce relativisme en partie avec l’idée que le conducteur considère sa voiture comme une "bulle".

Concernant l’alcool, 77 % des interrogés considèrent qu’il est dangereux de boire au-delà de deux verres au volant, pourtant 26 % ont déclaré le faire.

De plus les Français sont nombreux à relativiser la fatigue au volant, même épuisés 45 % continuent de conduire alors qu’ils sont 85 % à estimer ce comportement dangereux.

Enfin la téléphonie à également de quoi inquiéter. Avec l’explosion de l’utilisation des smartphones, ces hyper-connexions troublent la concentration des conducteurs. L’automobiliste devient un danger pour lui-même mais pour son environnement également.

Et pourtant, AXA annonce que les Français n’ont jamais autant relativisé ce risque. 37 % des automobilistes avouent utiliser leur téléphone tout en conduisant. Appels, envois de sms, consultation de boite mail ou de l’actualité : nous assistons à une véritable banalisation du téléphone dans l’habitacle de la voiture.

Un recul du nombre d’accidentés

Malgré ce relativisme global le baromètre AXA indique un recul en ce qui concerne les infractions de limites de vitesse. En effet, 19 % des interrogés reconnaissent rouler à 160-170 km/h soit 10 points de moins qu’en 2004. Un chiffre  réalisé probablement grâce aux dispositifs de radars qui dissuadent les amateurs de grandes vitesses.

La prévention routière est devenue une cause nationale depuis 2002, les mesures gouvernementales contre l’insécurité routière ont permis une prise de conscience de la part des conducteurs. Cela se voit surtout concernant les accidents de la route devenus moins nombreux années après années. En 2004 on comptait 5 232 tués sur les routes, en 2012 ce chiffre était de 3 645.

Source : Axafrance.fr