Les Français modestes peuvent se soigner pour moins cher, depuis le 1er juillet

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Grâce à l'ACS, les Français modestes vont dépenser moins côté santé
Grâce à l'ACS, les Français modestes vont dépenser moins côté santé

Depuis le 1er juillet, les Français les plus modestes ont la possibilité de se soigner plus facilement et pour moins cher. C’est ce que stipule la nouvelle réforme de l’aide complémentaire santé (ACS), dévoilée dernièrement par la ministre des Affaires Sociales Marisol Touraine. Explications.

En pratique, l’ACS se destine aux personnes dont les revenus sont compris entre 720 euros et 972 euros par mois, dans le cas d’une personne seule. Des revenus modestes donc, mais pas assez importants toutefois pour bénéficier de la couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C). L’ACS est entrée en application ce mercredi 1er juillet et permet ainsi aux bénéficiaires de profiter du tiers payant dans le cadre des consultations médicales, et ce, deux ans avant les autres patients.

Concrètement, les personnes concernées vont profiter d’un véritable gain de pouvoir d’achat, comme Marisol Touraine l’affirmait lundi au Parisien. Or, jusqu’à présent, il était particulièrement complexe de se repérer avec les centaines de mutuelles et d’assureurs disponibles. C’est pourquoi un tiers seulement des potentiels bénéficiaires de l’ACS réclamait l’aide. Et la ministre de rappeler que l’aide financière, qui représente 550 euros dans le cas des personnes de plus de 60 ans, peut correspondre à 50 % du tarif d’une complémentaire.

À noter qu’afin que les bénéficiaires comprennent plus facilement le dispositif, le gouvernement a identifié une dizaine de contrats sur les 400 accessibles, prenant en compte d’une part la qualité de service mais également le prix.

 

Vers une campagne de communication sur le web

D’autre part, le gouvernement s’apprête à mettre en place une campagne de communication via Internet. Outre un numéro de téléphone (0811 365 364), l’Assurance maladie devra aussi envoyer des courriers pour informer les potentiels bénéficiaires. Objectif : toucher 1,4 million de personnes d’ici fin 2015, contre 1,2 à l’heure actuelle.

D’après la ministre des Affaires Sociales, cette réforme ne coûte rien à l’État car repose sur la mise en concurrence. Si la question de la dispense d’avance de frais, qui fait polémique au sein du corps médical, n’est pas encore d’actualité, le tiers-payant pour les femmes enceintes devrait faire parler de lui début 2016. Quant à la généralisation à l’ensemble des assurés, il faudra attendre 2017.

 

Sources : francetvinfo, 20minutes