Google doit 1,6 milliard d’arriérés d’impôts au fisc français

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Google doit 1,6 milliard d'euros au fisc français
Google doit 1,6 milliard d'euros au fisc français

Le fisc français réclame la somme de 1,6 milliard d’euros au géant de Mountain View pour des arriérés d’impôts. Une situation qui envenimerait les relations entre Google et le gouvernement français depuis des années, selon l’AFP.

Le géant de l’internet Google aurait des arriérés d’impôts à hauteur de 1,6 milliard d’euros en France. C’est ce qu’a précisé une source proche du dossier à l’AFP il y a quelques jours. Le ministère de l’Économie n’a pas commenté l’information, s’en remettant au secret fiscal. Sundar Pichai, le PDG de Google, a rencontré mercredi 24 février dans la soirée le ministre de l’Économie Emmanuel Macron. Aucun détail n’a permis de savoir s’il avait été ou non question de ce litige fiscal dans le cadre de l'entrevue.

À noter que le montant de 1,6 milliard d’euros est dix fois supérieur à celui versé par la firme de Mountain View au trésor britannique courant janvier. Reste qu’un observateur souligne que cette situation ne revient pas à dire que Google va s’acquitter au final des 1,6 milliard d’euros qu’elle doit aux impôts. Une négociation devrait en effet avoir lieu prochainement, où il sera probablement question de revoir les pénalités, selon la source proche du dossier. Le gouvernement français avait pourtant précédemment stipulé qu’il ne souhaitait pas négocier le montant des arriérés d’impôts réclamés à Google, chose à laquelle s’était résolu le gouvernement britannique.

Outre le Royaume-Uni et la France, le moteur de recherche américain doit notamment 200 millions d’euros à l’Italie, où il est accusé d’avoir régulièrement floué le fisc ces dernières années. Rappelons que le groupe, dont le siège européen se situe en Irlande où l’imposition sur les bénéfices des sociétés est l’une des plus basses de l’UE (12,5 %), emploie 700 personnes en France. Le géant américain n’est cependant pas le seul à être régulièrement épinglé en matière de fiscalité : Facebook et Amazon sont eux aussi régulièrement rappelés à l’ordre, aussi bien en Europe qu’aux États-Unis. À voir s’il sera prochainement plus facile de limiter ces abus côté législation.

 

Sources : leparisien, huffingtonpost

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