Le gouvernement s'attaque aux décharges automobiles illégales

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Après l’annonce par Delphine Batho, la ministre de l’Ecologie, de l’offensive gouvernementale sur les décharges illégales de voiture fin novembre, le Gouvernement s’est mis en chasse. Cette mesure doit soutenir le secteur du traitement des déchets et du recyclage en France.

" Nous avons un secteur de valorisation et de traitement des déchets qui est décisif (...) pour intégrer des matériaux recyclés dans les procédés industriels. Il y a là un enjeu économique majeur, c'est aussi un enjeu d'ordre public" avait déclaré Delphine Batho lors de cette annonce. Il s’agit bien d’une opération nationale de lutte contre la pollution matérielle. Celle-ci se partage entre trois ministères : ceux de l’Ecologie, de l’Intérieur (Manuel Valls) et du Redressement productif (Arnaud Montebourg).

Objectif : 95 % de recyclage en 2015

L’objectif est de supprimer les quelques 1 500 décharges sauvages d’automobiles en France. Celles-ci sont des lieux non-contrôlés par l’Etat (et qui lui est inconnu la plupart du temps), où les consommateurs viennent déposer leurs épaves de véhicule. Elles peuvent être sous l’autorité d’un fraudeur. Tout un programme sachant qu’il n’existe que 1 600 centres de véhicules hors d’usage agréés par les autorités. A savoir que les décharges sauvages sont interdites en France depuis la fin du siècle dernier. 720 000 des 2,2 millions de véhicules hors d’usage y ont été abandonnés en 2011 selon le Conseil national des professions de l’automobile (CNPA), qui n’a pas manqué de saluer la décision du Gouvernement. Le gâchis ou l’évasion de matériaux potentiellement récupérables et recyclables font grincer des dents les professionnels du secteur. L’objectif visé, tant par le ministère de l’Ecologie que par le CNPA, est d’arriver à un potentiel de recyclage de 95 % des carcasses d’anciennes voitures en 2015. Affaire à suivre.