Pouvoir d'achat : habiter en HLM permet de l'augmenter de 227 euros

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Une étude de l’Insee rendue publique ce mercredi passe au crible l’impact du logement en HLM sur le pouvoir d’achat des Français. Selon l’institut, ces derniers représentent près de 20 % des logements dans toute la France.

Alors qu’ 1,7 million de ménages souhaiteraient en bénéficier, les logements sociaux, pour la plupart constitués d’habitations à loyer modéré (HLM) concernent 18,2 % des logements en France. Une enquête réalisée par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) et tout juste publiée ce mercredi se penche sur les effets du logement en HLM sur le pouvoir d’achat des Français.

Des superficies  plus amples, et un avantage pour le pouvoir d’achat

En moyenne, d’après l’Insee, le loyer d’une HLM est de 310 euros par mois. Un montant qui s’élèverait de 261 euros de plus au sein du parc locatif privé. Avantage indéniable : les locataires d’HLM profitent de logements légèrement plus grands que les autres – leurs superficies dépasseraient ainsi celles des logements classiques de 2,5 mètres carrés en moyenne, en fonction des zones. Ce qui représente une augmentation de 34 euros de la valeur locative mensuelle du logement occupé. Résultat, selon l’auteur de l’étude de l’Insee, Corentin Trevien, le fait de vivre en HLM s’apparente à une aide sociale en nature permettant de relever le niveau de vie des ménages. Une aide qui correspondrait à une augmentation nette de pouvoir d’achat mensuel de 227 euros. Un bon levier pour optimiser son épargne et sa consommation.

Du bienfait des HLM en régions parisienne

Sans surprise, le fait d’occuper une HLM en zone urbaine ou pas n’a pas le même effet sur le plan économique. Ainsi, c’est en région parisienne que l’avantage de vivre en HLM est le plus évident, entre autres dans la mesure où les loyers des logements sociaux décollent nettement moins vite que les loyers établis librement. Au niveau de Paris et sa région, les loyers sont 60 % plus coûteux en moyenne qu’ailleurs. Un écart qui se limite à 22 % dans le parc social et qui met bien en évidence le poids du loyer en matière de pouvoir d’achat. Par exemple, un locataire du parc social parisien gagne environ 318 euros de pouvoir d’achat chaque mois et habite dans un logement plus grand d’environ 10 mètres carrés par rapport au privé.

Des logements situés dans des quartiers moins favorisés

Reste que si les logements HLM sont plus grands, ces derniers sont situés dans des quartiers moins aisés que ceux du parc privé, selon l’étude. Un état de fait qui montre l’inadéquation entre les attentes des locataires sociaux et les logements disponibles. Comprendre : les ménages vivant dans le parc social ont moins de latitude quant au choix de leur lieu d’habitation que les autres, qui sont dans des quartiers plus aisés, mais aussi plus chers. À noter que les propriétaires immobiliers sont près de huit sur dix à vivre en maison, parmi lesquels 14 % seulement occupent une HLM.

Sources : insee, 20minutes