Hacker House : la colocation en mode start-up

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Hacker House : la colocation en mode startup
Hacker House : la colocation en mode startup

Le hacker house, une nouvelle forme de colocation, gagne la France. Le concept est simple : plusieurs développeurs travaillent et habitent dans une même maison. Seed-Up, la première start-up de ce type, est établie à Fresnes, dans le Val-de-Marne.

Très populaire dans la Silicon Valley, ce concept permet d’accélérer le processus de création. Les échanges sont ainsi facilités et les colocataires peuvent s’entraider pour mener à bien les projets.

Des profils variés

Le petit pavillon de Fresnes réunit 10 geeks aux profils diversifiés. Benjamin Poilvé et Paul Poupet, les fondateurs du projet baptisé Seed-Up, y vivent avec 8 autres personnes, dont des informaticiens, des codeurs, des designers et des développeurs sortis de grandes écoles comme Centrale Paris et l’ENSCI. Ils ont en commun la passion pour l’informatique et la jeunesse avec une moyenne d’âge de 23 ans.

Un espace de travail

Bien que la maison leur serve d’habitation, elle fait aussi office de bureau comme en témoigne la rangée d’ordinateurs dans le salon et l’atelier de bricolage aménagé au rez-de-chaussée. Les colocataires travaillent ensemble sur des projets émanant de diverses entreprises, dont plusieurs grands groupes du CAC 40, des acteurs de la grande distribution, etc. Cependant, ils consacrent près de 70% de leur temps à des projets personnels.

Un fonctionnement basé sur l’entraide

D’après Benjamin, l’un des colocataires, les projets sont rapidement exécutés grâce à l’entraide entre les membres. En effet, la hacker house reprend le concept des hackathons, ces concours pendant lesquels plusieurs développeurs travaillent en équipe pour résoudre un problème déterminé.

Un système viable

Lorsqu’un client leur soumet un projet, chaque membre de la maisonnée est libre de donner son avis, car il n’y a aucune hiérarchie. La faisabilité de l’entreprise est ensuite évaluée avant le développement d’un prototype. Les rémunérations perçues servent à couvrir les frais de la start-up, à payer les salaires des colocataires et à investir dans de nouveaux projets. Pour 2016, l’objectif de Seed-Up est de réaliser un chiffre d’affaires de 350 000 euros.

Sources : nouvelobs.com, lefigaro.fr, challenges.fr