Henné noir : ne sous-estimez pas ses effets indésirables

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Sur la plage, en centre de vacances ou sur le marché, un peu partout… Il est facile et commun de se faire tatouer au henné. Normalement de couleur variant du brun à l'orange, depuis quelques années, le henné noir est à la mode. Mais prudence, ces derniers tatouages éphémères ne sont pas sans risques.

Dans son bulletin des vigilances de juillet 2013, l'ANSM (Agence Nationale de Sécurité du Médicament) rapporte que chaque année, des cas d'eczéma de contact sont signalés. Ceux-ci, pouvant être graves, sont liés à l'utilisation du henné noir.

Une substance ajoutée de façon illégale

L'élément mis en cause ? La paraphénylènediamine (PPD). Ajoutée au henné, elle permet notamment d'augmenter la longévité du tatouage et de lui donner une couleur noire. Elle se trouve principalement dans les colorations pour cheveux avec une concentration qui ne peut excéder les 6 %. La substance responsable des allergies est aussi utilisée pour colorer les vêtements. Malheureusement, peu de contrôles sont effectués sur la distribution des produits contenant la PPD en raison de la difficulté des tests.

Le danger

Plusieurs heures, voire plusieurs semaines, après l'application du tatouage sur la peau une réaction allergique peut être constatée. Sous forme d'eczéma, elle peut s'étendre à la simple zone du "tatoo", aux zones avoisinantes voire à tout le corps. Une intervention médicale peut alors être nécessaire et dans les cas les plus graves une hospitalisation devient inévitable.

Les réactions allergiques constatées chez certaines personnes montrent que le henné noir peut être plus dangereux qu'il n'y paraît. Les effets sont parfois irréversibles. Les gens concernés deviennent intolérants à certains colorants vestimentaires, aux caoutchoucs contenus dans certains objets ainsi qu'à des teintures de cheveux. Pourquoi ? Car la PPD s'y trouve également. Et cela touche aussi bien les enfants que les adultes.

Le mieux reste donc d'éviter le henné noir pour l'été.

Sources : metronews, pourquoi-docteur