Les internautes attentifs à ce qu’ils mangent

Article mis à jour le 

Scandale avec la viande de bœuf, pesticides dans nos bouteilles d’eaux, méfiance dans les produits additifs, la confiance agro-alimentaire est actuellement très faible chez le consommateur. Pour la regagner, quelques sites et applications permettent de rassembler les données et composition de chaque produit. Un travail méticuleux qui permet de savoir exactement ce que nous consommons réellement.

Et si on surveillait le mieux possible ce qu’on mangeait ? Après la succession de scandales alimentaires depuis le début de l’année, la confiance des consommateurs est au plus bas. Pour leurs prouver qu’ils peuvent encore avoir le contrôle sur ce qu’ils mangent, un grand nombre de sites ou applications ont vu le jour ces dernières années.

L’idée est d’inciter les consommateurs à décrypter ce qu’ils consomment. Ils peuvent donc comparer les produits et les substituer avec des produits plus sains.

Une encyclopédie agro-alimentaire

Grâce au site internet OpenFoodActs en quelques clics vous connaîtrez la composition exacte de votre marque de céréales préférée. A ce jour, ce sont près de 5800 produits qui y sont répertoriés.

Sur la base d’une encyclopédie bénévole, tout le monde peut y participer, vous pouvez envoyer la photographie du produit, avec  ou sans code barre, accompagnée de sa composition. Avec ce travail minutieux on peut désormais découvrir les ingrédients et leurs mesures contenus dans un produit, les additifs, les labels éventuels ou encore si le produit contient de l’huile de palme.  

De plus, depuis février 2013, soucieux de rassurer les consommateurs inquiets, le site propose une liste des produits susceptibles de contenir de la viande de cheval.

En dehors de ce bénévolat, d’autres entreprises se soucient aussi du bien être de leurs consommateurs.  Par exemple l’application gratuite Shopwise comporte près de 32 000 produits évalués par un comité d’experts scientifiques et nutritionnistes. Mais chaque mobinaute peut soumettre un produit manquant en envoyant une photo.

Ainsi le fondateur Fréderic Lerent affirme au Monde qu’ils reçoivent près de "1000 photos à évaluer chaque semaine" ce qui prouve l’intérêt qu’ont les consommateurs envers ces nouvelles encyclopédies agro-alimentaires.

Très utile, ce format sous application permettra aux utilisateurs de contrôler ce qu’ils consomment pendant leurs achats dans les rayons de supermarchés.

Une dématérialisation totale de l’information

Noteo aussi est une autre application gratuite qui relate la composition des produits puis leur donne une note selon des critères. Quatre domaines sont évalués comprenant l’impact sur la santé et l’environnement du produit, une partie sociale concernant l’entreprise et le produit, et une dernière note accordée au budget comparé aux autres produits de la même famille.

Créée depuis décembre 2012, l’application Noteo va plus loin pour le consommateur puisqu’elle ne s’arrête pas qu’au secteur agro-alimentaire mais aussi aux produits d’hygiène, de beauté et d’entretien.

Même si l’étiquetage est obligatoire sur les produits, certains industriels, conscients que les consommateurs les repèrent, ne mentionnent pas les noms de codes des additifs (E 102  est le code pour l’additif de tartrazine par exemple)

Avec ces encyclopédies disponibles en ligne et par tous, le Conseil national de la consommation a lancé fin février 2012 un groupe de réflexion sur la dématérialisation de l’information du consommateur. Ces nouveaux concepts apparaissent en effet face à un manque de confiance envers les institutions.

Ces initiatives permettent désormais à chaque consommateur de déchiffrer les produits et de consommer le mieux possible.

Sources : Le Monde ; L’Express