Journée mondiale de lutte contre le SIDA : où en est-on ?

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Journée mondiale de lutte contre le Sida : où en est-on ?
Journée mondiale de lutte contre le Sida : où en est-on ?

Accès aux soins et nouvelles infections

Comme chaque année, le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/SIDA (ONUSIDA) a publié un rapport consacré à ce virus. Les résultats sont, pour certains, plutôt encourageants. Ainsi, 18,2 millions de personnes, dont près d'un million d'enfants, ont désormais accès à des soins efficaces. En une année, ce sont donc plus d'un million de personnes supplémentaires qui ont pu être traitées.

Qu'en est-il des nouvelles infections ? Chez les moins de 15 ans, elles ont chuté (-51 % depuis 2010). La raison ? Un meilleur accès aux soins prévenant la transmission de la mère à son enfant.

Décès et nouveaux cas

Autre avancée constatée, le nombre de décès liés au SIDA a baissé de 45 % depuis 2005. Une bonne nouvelle à prendre « avec des pincettes ». En effet, la baisse de la mortalité a pour conséquence la stagnation du nombre de nouvelles infections. Depuis 2010, on en compte environ deux millions chaque année.

Parallèlement, on note des différences entre les femmes africaines et celles des autres continents. En Afrique subsaharienne, les femmes représentent 56% des nouvelles infections par le VIH, contre 47 % à l'échelle mondiale.

Les jeunes et le SIDA

Le rapport met en lumière un autre problème : le comportement des jeunes face au VIH. Le constat ? Ces derniers sont aussi mal protégés qu'informés. Ainsi, seuls 43 % des étudiants portent un préservatif lors de chaque rapport sexuel. Pourquoi ? 76 % de ceux qui n'en portent pas ont un partenaire stable, 16 % associent préservatif et sensations réduites. Enfin, 13 % pensent qu'ils ne risquent rien... Les lycéens sont 58 % à porter un préservatif à chaque rapport.

Du côté des dépistages, seuls 17 % des étudiants français interrogés ont fait un test lors d'un changement de partenaire. Pourquoi les autres ne se font pas dépister ? Certains pensent ne pas avoir pris assez de risques (53 %), d'autres ignorent où faire le test (26 %), 10 % n'aiment pas les prises de sang et 7 % préfèrent ne pas savoir s'ils sont contaminés.

Pour aller plus loin : mettez vos connaissances à jour sur la transmission du VIH grâce à cette vidéo Pratiks !

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