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Le langage des jeunes décrypté
Le langage des jeunes décrypté

D’après David Kuhn, l’idée de publier ce livre lui est venue d’un ami, le père de Violette, qui se plaignait de ne rien comprendre de ce que sa fille lui disait. Papier et crayon en main, celui-ci notait tous les mots qui lui étaient étrangers et demandait la traduction à Violette.

Une mise à jour du vocabulaire

“J’ai le seum” se veut être un manuel de survie destiné aux “vieux paumés” qui ont besoin de se mettre à jour sur le langage "djeuns". Violette, 16 ans, a donc été sollicitée par son père et David Kuhn pour les éclairer sur les phrases qu’ils ne comprennaient pas. Selon elle, le langage évolue et diffère d’une tranche d’âge à une autre. Ainsi, le langage utilisé par les adolescents d’aujourd’hui trouve ses origines dans la rue, le rap, l’anglais ou l’arabe.

En 2014, le Dictionnaire des ados français, publié par Stéphane Ribeiro, avait déjà tenté de fournir quelques pistes pour comprendre le "swag". Pour Kuhn, le langage évolue rapidement. C’est pour cette raison qu’il a laissé des pages blanches à la fin de son livre.

Des règles à suivre

Règle 1 : éviter d’être trop transparent

Les jeunes restent volontairement flous dans le vocabulaire qu’ils utilisent. À un parent un peu trop carré, un jeune peut rétorquer "osef" pour “on s’en fout” ou "staive" pour “c’est ta vie”. Certains adjectifs ont même un double sens. Ainsi, "dar" peut signifier "bien" ou "mauvais", selon le contexte.

Règle 2 : privilégier les abréviations

Les adolescents utilisent souvent des abréviations, surtout dans les textos. Ainsi, ils écrivent SLT pour “Salut”, TKT pour “T’inquiète”, Askip pour “à ce qu’il paraît” ou encore OKLM pour “au calme”. Selon Violette Duplessier, les jeunes les utilisent par paresse, mais aussi pour larguer leurs parents dans le cas où ils regarderaient leur compte Facebook.

Règle 3 : Ne pas hésiter à "casser"

Si un adolescent lance “Faites pas crari …”, il veut tout simplement dire qu’il est inutile de “lui mettre des disquettes”, c'est-à-dire de le berner, dans son langage. Le cas échéant, l’individu risque de passer pour un bouffon ou un "Kevin" (prénom qui, transformé en nom commun, désigne un être d’une débilité profonde).

Règle 4 : avoir du style

D’après Violette, le terme "swag" est passé de mode. Aujourd’hui, “frais“ ou “stylé“ sont utilisés pour désigner quelqu’un qui a de l’allure. Les mecs séduisants sont qualifiés de "peufra" pour “frappe“. Bandidos, une allusion au gang texan, est utilisé pour désigner un garçon mignon mais "bad boy". De temps en temps, les ados utilisent aussi des termes issus de l’anglais, notamment fat pour dire “du lourd“, autrement dit "génial".

 

Sources: liberation, profencampagne

 

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