Lundi de Pentecôte en chiffres : qui travaille, qui se repose ?

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Quid du lundi de Pentecôte, "journée de solidarité" ? - copyright iStockPhoto
Quid du lundi de Pentecôte, "journée de solidarité" ? - copyright iStockPhoto

Si d’un côté, l’activité des grands groupes risque de faire du surplace ce lundi 25 mai, la situation diffère dans la plupart des PME et TPE. Les employés dans ce cas de figure, soit trois travailleurs sur dix, sont ainsi invités à compenser le retard enregistré sur le mois de mai, notamment à cause des ponts.

Ce lundi 25 mai, les employés se scindent en deux groupes : ceux pouvant profiter librement d’un long week-end, et ceux qui travaillent. Or, selon Randstad, ceux-ci ne représentent qu’un peu moins de 30 % du total des salariés. Un mouvement à la baisse qui tendrait à s’accentuer depuis sept ans.


Une baisse de l’activité de 70 % dans les grands groupes

Randstad estime que l’activité va s’effondrer d’environ 70 % dans les grands groupes, puisque seuls les saisonniers travaillent par exemple dans les restaurants et hypermarchés. Reste que la majorité des entreprises sont portes closes, qu’il s’agisse de l’industrie ou de l’administration publique. À titre d’exemple, le BTP, la chimie et l’automobile voient leur activité quasiment stoppée puisque 70 % des intérimaires ne travaillent pas aujourd’hui. Dans les grandes entreprises, les employés sont également souvent invités à poser une journée de congés ou de RTT.


Pas de repos pour les PME

Toutefois, les petites et moyennes entreprises s’attachent à garder le cap, et ce d’autant plus cette année largement ponctuée par les ponts du mois de mai. Plutôt que de perdre davantage encore de temps, celles-ci demandent à leurs employés de se rendre au bureau – c’est d'ailleurs également le cas parmi des grands groupes comme Airbus.


Un manque d’information certain

Il faut savoir que si les TPE et PME sont nombreuses à inciter leurs employés à se rendre au travail le Lundi de Pentecôte, le phénomène s’explique aussi par un manque d’information. Randstad souligne ainsi que dans certaines villes, salariés intérimaires comme clients ne savent pas s’ils doivent travailler ou non. La meilleure façon de ne pas rester au lit par erreur pendant que ses collègues sont au bureau ou inversement est donc de se renseigner à l’avance, la journée de solidarité pouvant être fixée librement par chaque entreprise.


Sources : bfmtv, europe1, challenges