Mars : pas de vie extraterrestre découverte car celle-ci a déjà disparu

Article mis à jour le 

Traces laissées sur le sol martien par le Rover Curiosity
Traces laissées sur le sol martien par le Rover Curiosity

Des astrobiologistes (ou exobiologistes) australiens soutiennent que si aucune découverte n’a été faite en matière de vie extraterrestre sur Mars, c’est probablement que cette dernière a déjà disparu. Ces derniers ont publié une étude détaillant la singularité de la vie sur Terre afin de détailler leur point de vue.

Il n’est pas rare que les chercheurs détectent des exoplanètes, à savoir des planètes comparables à la Terre, qui plus est se trouvant dans la partie habitable de leur système solaire. Dans ces zones, l’eau est potentiellement liquide et donc propice à la vie. Bien qu'aucune planète de cet acabit ne se situe dans notre système solaire, Vénus et Mars - pour l’un dorénavant une fournaise et pour l’autre un congélateur - ont néanmoins jadis disposé de ces propriétés. Mais pour quelle raison les scientifiques ne sont-ils pas pour autant parvenus à dénicher une forme de vie extraterrestre ?

Poursuivant sur la lancée du paradoxe de Fermi, des astrobiologistes australiens ont mené une étude publiée par la revue Astrobiology afin de répondre à la question. Selon eux, la vie serait d’ores et déjà apparue plus ou moins aux quatre coins de l’univers, mais aurait depuis disparu. C’est pourquoi nous sommes aujourd’hui incapables de l’observer. Ainsi, les chercheurs estiment que la rareté n’est non pas la vie elle-même mais sa persistance dans le temps. Car à bien y réfléchir, des planètes rocheuses et humides comme la Terre ne manquent pas. À la différence que notre planète bleue a été en mesure de porter la vie et de la faire perdurer, sous l’influence de la vie elle-même qui a modifié son climat pour la rendre habitable.

C’est ainsi que les chercheurs soutiennent que la rareté de la vie dans l’univers s’explique par la difficulté de la maintenir au cours des premiers milliards d’années. La raréfaction tiendrait ainsi au caractère éphémère de la vie. Or, à la lumière de ces remarques, il est possible de prédire que si des traces ou des restes de vie extraterrestre sont mises au jour, celles-ci ne seront très probablement que des minuscules microbes. Microbes qui n’auront pas eu suffisamment de temps pour devenir des espèces pluricellulaires comme les dinosaures ou les humanoïdes.

 

Sources : canoe, meltydiscovery