Microsoft teste des datacenters sous-marins !

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Aperçu du datacenter de Microsoft testé en mer
Aperçu du datacenter de Microsoft testé en mer

Entre août et novembre 2015, Microsoft a effectué les premiers essais de son centre de données sous-marin baptisé Natick. Les résultats dépassent les attentes du géant de l’informatique, notamment en matière de consommation d’énergie et de fiabilité.

Les centres de données sont inhérents aux services fournis par les réseaux sociaux et les entreprises du cloud. Facebook, Apple ou encore Google en construisent régulièrement pour combler leurs besoins. Microsoft, pour sa part, a testé un prototype sous-marin baptisé Natik et les résultats sont plus que satisfaisants.

Un centre de données moins énergivore

Le prototype testé par Microsoft se présente sous la forme d’un conteneur cylindrique de 2,5 m de diamètre placé au fond de la mer. Il est équipé d’une turbine permettant d’exploiter l’énergie fournie par le courant marin pour le rendre totalement autonome. Ses concepteurs prévoient également d’utiliser l’eau de mer pour le refroidissement. Pour information, Google utilise déjà ce procédé pour refroidir ses équipements installés en Finlande. De son côté, Yahoo exploite les chutes du Niagara dans le même but.

La firme prévoit d’exploiter ce centre de données sous-marin pendant 20 ans. Le conteneur sera sorti de l’eau tous les 5 ans pour les travaux de maintenance. Microsoft projette aussi de le recycler à la fin de sa durée de vie.

Un équipement propre ?

La question environnementale se pose naturellement face à l’ampleur de ce projet. Le conteneur ne risque-t-il pas de chauffer l’eau environnante ? Sur son site, Microsoft tient à rassurer le public en déclarant que son équipement ne produit aucun déchet. Par ailleurs, la faune et la flore marine se sont rapidement adaptées à sa présence. Quoi qu’il en soit, d’autres tests sont prévus cette année en Floride ou en Europe du Nord. Gageons aussi que des études indépendantes seront menées pour évaluer les assertions du géant.

 

Sources : nextinpact, begeek