Mortalité routière : Cazeneuve inquiet face aux mauvais chiffres

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Panneau de rappel des distances de sécurité - Tabl-trai CC.
Panneau de rappel des distances de sécurité - Tabl-trai CC.

Les chiffres de la mortalité, qui s’apprêtent à tomber dans quelques jours, s’annoncent une nouvelle fois désastreux. Bien décidé à enrayer cette dégradation inquiétante, le ministre de l’Intérieur a annoncé la tenue d’un conseil interministériel.

Le ministère de l’Intérieur n’a pas encore officialisé les chiffres du bilan de sécurité routière du mois d’août, que Bernard Cazeneuve annonce déjà la tenue d’un conseil interministériel le 2 octobre sur le sujet. Cette décision, inédite depuis 2011, fait suite au bilan désastreux du mois de juillet et ne laisse rien présager de bon quant au bilan à venir.

Sur France 2, le ministre de l’Intérieur a jugé la météo - très clémente cet été - partiellement responsable de la baisse de vigilance des routiers. L’occasion de souligner des prises de risques inconsidérées de la part de ces derniers, visiblement trop relâchés. Bien que les chiffres exacts du mois d’août soient attendus dans les prochains jours, une enquête menée par Europe 1 suggère que la mortalité sur la route des vacances aurait augmenté de 16% par rapport à l’été dernier.

Le bilan néfaste du mois de juillet fait état d’une augmentation de 19,2% des morts sur les routes, par rapport à juillet 2014. Cette hausse confirme la tendance actuelle : l’année 2014 a vu la courbe de la mortalité routière s’inverser pour la première fois depuis 12 ans (+3.5%).

Le comité interministériel du 2 octobre permettra d’évoquer plusieurs stratégies de sécurité, notamment un abaissement de la vitesse maximale autorisée, de 90km/h à 80km/h. Seront concernées par cet abaissement les routes ne disposant pas de séparateur médian, soit au total 370 000 kilomètres de voies routières. Toutefois, la limitation ne devrait pour l’heure être expérimentée que sur trois axes accidentogènes, pour une durée de deux ans. Des mesures qui viendront renforcer les modifications du Code de la route annoncées en janvier dernier, dont l’entrée en vigueur le 1er juillet n’a jusqu’à présent pas permis d'améliorer la situation.

 

Sources : Bfm.tv, lemonde.fr