Mouches, poux, tiques, moustiques… si petits et pourtant si dangereux

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À première vue, les moustiques, mouches, tiques, gastéropodes et autres poux ne semblent pas plus menaçants que ça. Mais en réalité, ces derniers présentent des risques car ils transmettent des maladies responsables de la mort de plusieurs millions de personnes chaque année. C'est ce que met en évidence l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

À l'occasion de la Journée mondiale de la santé, qui a eu lieu le lundi 7 avril, l'OMS a rappelé les risques relatifs à certain nombre d'insectes tels que les moustiques, les mouches ou encore les tiques, qui sont vecteurs de maladies parfois mortelles. C'est notamment le cas du paludisme, du chikungunya, de la fièvre jaune ou encore de la dengue.

Appelés "vecteurs", ces organismes nocifs peuvent en effet transmettre des agents pathogènes ou des parasites d'une personne infectée à une autre. En général, ces derniers se situent au niveau des régions tropicales ou dans les endroits manquant d'eau potable et de systèmes d'assainissement. De fait, pour l'OMS, pas moins de la moitié de la population mondiale risquerait d'être contaminée. Raison pour laquelle plus d'un milliard de personnes sont touchées tous les ans, parmi lesquelles plus d'un million en succombent.

La dengue touche une centaine de pays, dont les États-Unis

Parmi les maladies transmises, le paludisme est celle entraînant le plus de décès (avec 660 000 victimes en 2010), tandis que celle se propageant le plus vite dans le monde est la dengue, dont la vitesse de transmission est 30 fois plus rapide qu'il y a cinquante ans. Un phénomène qui s'explique par la banalisation des voyages, des modifications environnementales mais aussi des changements en matière de pratiques agricoles.

À tel point que la dengue concerne dorénavant une centaine de pays, exposant pas moins de 2,5 milliards de personnes (40 % de la population mondiale). Ces dernières années, des cas ont été identifiés en Chine, au Portugal et en Floride, à l'heure où la Grèce signale pour sa part des cas de paludisme – une première en quarante ans. Margaret Chan, directrice générale de l'OMS considère que personne ne devrait mourir à cause de la piqûre d'un moustique ou d'une tique.

Des astuces simples pour s'en prémunir

Mais en réalité, des moyens simples existent pour éviter de se faire contaminer : il suffit par exemple de dormir sous une moustiquaire, de porter des chemises à manches longues, des pantalons ou encore d'utiliser des produits répulsifs. Pour l'OMS, beaucoup de vies pourraient être sauvées, et nombre de souffrances épargnées, si chacun prenait au sérieux la lutte antivectorielle. Et de souligner que des interventions simples et économiques ont d'ores et déjà permis de sauver des millions de personnes.

Cependant, ces méthodes ne sont pas si évidentes à mettre en place lorsque les populations les plus concernées sont aussi les plus pauvres, les plus exposées à la malnutrition et celles qui  ne profitent pas de logements optimaux, d'eau potable ou de systèmes d'assainissement. Une feuille de route a été mise en place par l'OMS pour supprimer les maladies tropicales, projet qui pourrait être atteint en 2020.

Sources : who.int, lepoint