Le niveau d'étude des femmes : un facteur de violences conjugales ?

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Stop à la violence conjugale
Stop à la violence conjugale

Les femmes diplômées et dont les conjoints le sont peu sont les plus touchées par les violences conjugales, selon une étude de l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONEDRP) réalisée en collaboration avec l’INSEE.

Les différents facteurs de violences conjugales

Il existe de nombreux facteurs susceptibles de renforcer les risques de violences conjugales dans un couple.

Ils peuvent être, tout d’abord, d’ordre relationnel et individuel. Selon l’OMS, l’exposition très jeune à une certaine forme de violence, la consommation d’alcool, les troubles de la personnalité ou encore l’absence de cadre familial en font notamment partie. La banalisation de la violence dans les médias, ou encore l’insertion sociale difficile sont autant de facteurs sociaux et communautaires pouvant également jouer un rôle dans cette menace.

Une récente étude issue du travail conjugué de l’INSEE et de l’Observatoire National de la Délinquance et des Réponses Pénales ajoute un nouvel élément : le niveau d’étude des femmes.

Le niveau d’études des femmes

Ainsi, l’enquête "Cadre de vie et sécurité", publiée en mars 2016, a tiré ses conclusions des réponses apportées par des hommes et des femmes âgés de 18 à 75 ans entre 2008 et 2014. Elle indique que "pour les femmes dont le conjoint est sans diplôme ou de niveau brevet des collèges, le taux de violences est proche de 26‰. Il est encore plus élevé si elles sont, elles-mêmes, d’un niveau supérieur : il s’établit à plus de 40‰ dès lors que la femme a au moins le baccalauréat, son conjoint étant sans diplôme ou de niveau brevet des collèges".

Cependant, cet "empowerment" de la femme participe également à la lutte et à la dénonciation de cette violence.

Les moyens pour s’en sortir

Bien évidemment, les facteurs cités dans cet article ne reflètent qu’une infime partie de la réalité. De nombreuses causes entrent en jeu dans le cadre des violences conjugales, et chaque cas est différent.

Toutefois, voici quelques rappels sur les moyens mis en œuvre pour en parler :

  • si vous êtes victime ou témoin de violences, il existe un numéro national unique : le 3919 ;
  • en cas d’urgence, appelez police secours au 17 ou 112 ;

Enfin, de nombreuses associations (centre accueil femmes, centre national d’information sur les droits des femmes et des familles…) existent à côté de chez vous pour en parler.

216 000 par an. C’est le nombre de femmes âgées de 18 à 75 ans victimes de violences en France. L' augmentation de ces dernières suscite l'inquiétude et l'incompréhension. Certaines études révèlent les facteurs-risques susceptibles de jouer un rôle dans ces violences physiques, sexuelles, psychologiques, verbales, mais aussi économiques et administratives.

À noter: Ce sujet est traité avec finesse et justesse par Icíar Bollaín dans son film Ne dis rien (2003). Il nous présente le combat de Pilar, qui, violentée par son mari Antonio, tente de reconstruire sa vie loin de ce dernier avec son fils de 8 ans. Véritable ascenseur émotionnel, ce film aux airs de documentaire met en lumière la violence conjugale et toutes les problématiques qui y sont liées.

Sources : 

Auféminin.com

Site de l'OMS

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