Non, une allergie n'est pas une pathologie à prendre à la légère…

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Ce mardi 18 mars, c'est la Journée Française de l'allergie. L'occasion de revenir sur ces réactions du système immunitaire dont les conséquences peuvent s'avérer particulièrement handicapantes lorsqu'elles ne sont pas traitées assez rapidement.

Vous l'ignorez sans doute, mais l'allergie n'est autre que la quatrième maladie mondiale, d'après l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Ce qui ne l'empêche pas d'être toujours considérée par la plupart comme une pathologie négligeable…

Comme le rappellent les médecins allergologues, l'allergie est un état de crise qui survient de manière soudaine. Souvent, cette dernière se manifeste par un éternuement, des démangeaisons au niveau des yeux, du palais ou encore de la peau. Toutefois, si ces symptômes sont jugés anodins, ils révèlent néanmoins que nous sommes en contact avec une substance allergène. Le problème, c'est qu'à chaque fois que la personne concernée est en contact avec cette dernière, la crise se répète jusqu'à devenir permanente et même irréversible. Dans ce cas, la crise passagère devient alors une maladie.

S'agissant des allergies alimentaires, des œdèmes de la bouche surviennent, le nez coule de façon ininterrompue, les yeux pleurent et les crises d'asthme sont régulières. À noter à ce titre que 15 % seulement des asthmatiques réalisent un bilan allergologique

Une allergie insignifiante peut donc devenir un handicap

De fait, aucune allergie ne doit être considérée comme anodine dans la mesure où elle correspond à un signal d'alerte nous indiquant de faire le point afin d'éviter une maladie irréversible. Au final, la multiplication des crises peut entraîner un problème délicat au quotidien et donc une mauvaise qualité de vie : le sommeil et le travail peuvent notamment être remis en question par une congestion nasale. D'ailleurs, un certain nombre de personnes sujets à ce phénomène sont exposées à un risque réel. C'est par exemple le cas des personnes ne supportant pas les pollens ou l'arachide, exposés à de graves accidents.

Comment le corps fait-il face à ces menaces ?

Pollution, irritations, alimentation… tout ce qui nous entoure est potentiellement allergisant et donc néfaste. Mais heureusement, notre corps dispose de remparts naturels pour contrer les allergènes. Or, lorsque celles-ci sont en bon état, il ne peut rien arriver de particulier à part avoir envie de se moucher de temps à autre. Par exemple, les particules fines relatives à la pollution sont stoppées par le biais de la muqueuse du nez afin qu'elles ne parviennent pas jusqu'aux poumons. Mais si ces remparts sont irrités, le corps va faire l'objet d'une réaction allergique pour le mettre en évidence, à l'instar de la peau rouge en cas de coup de soleil. Si le phénomène se produit rarement, il n'y a pas à s'inquiéter, mais en revanche, si ces barrières sont tout le temps sollicitées, c'est qu'elles ne sont plus optimales.

Faut-il alors recourir à l'automédication ?

Si les médicaments permettent de couper les symptômes et de soulager la crise, ils ne la soignent en aucun cas. Disponibles en automédication, ces derniers sont utilisés par 85 % des jeunes adultes. Mais en dépit du bienfait ressenti sur le moment, il ne faut pas oublier par ailleurs de se rendre chez un allergologue. Pourquoi ? Parce qu'il n'est pas exclu que lors d'une prochaine crise, le symptôme jusqu'à aujourd'hui bénin devienne plus grave et ne se transforme pas en crise d'asthme, ou n'installe pas une maladie durablement. Pour l'éviter, l'allergologue va évaluer la sévérité du problème et le désensibiliser si besoin, unique façon d'éliminer radicalement le problème.

Existe-t-il d'autres alternatives que les médicaments ?

En général, l'idéal est d'éviter le contact avec les chats, les acariens et tous les autres allergènes qui nous dérangent. Mais une fois le printemps arrivé, il n'est pas possible d'échapper au phénomène (pollens, etc.). C'est la raison pour laquelle il est préférable de se tourner vers un spécialiste pour en savoir davantage et mieux isoler l'élément allergène. Petite astuce toutefois : il faut penser à ne pas se changer dans sa chambre et à se doucher avant d'aller se coucher pour éviter de passer la nuit dans le pollen. Si besoin, un nettoyage du nez au sérum physiologique est conseillé, et les plus exposés au problème peuvent opter pour des masques vendus en pharmacie.

Sources : oms, inserm, stallergenes, metronews