Nos intestins hébergent des bactéries vieilles de 15 millions d'années !

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De vieilles bactéries dans nos intestins
De vieilles bactéries dans nos intestins

Selon une étude réalisée par des chercheurs de l’Université de Californie à Berkeley, notre flore intestinale hébergerait des bactéries vieilles de 15 millions d’années.

Des bactéries plus vieilles que l’homme

15 millions d’années, soit une période qui précède – et de loin ! – l’apparition de l’homme sur terre. C’est pourtant bien que ce révèle une étude récemment publiée dans la revue américaine Science.

Des échantillons fécaux

L’équipe de scientifiques de l’université de Californie à Berkeley a analysé, grâce au séquençage génétique, des échantillons fécaux de singes sauvages d’Afrique et de personnes vivant aux Etats-Unis. Résultat ? « Certaines bactéries intestinales humaines descendent directement de celles qui vivaient dans les intestins de nos ancêtres communs avec les singes », indique le chercheur Andrew Moeller, l’un des co-auteurs de l’étude. « Cela prouve qu’il y a une lignée ininterrompue de ces bactéries depuis des millions d’années, depuis l’émergence des singes africains. »

Le rôle de l’évolution

Le principal enseignement de cette découverte est que l’évolution des espèces aurait joué un rôle bien plus important dans la composition du microbiote humain que ce que pensaient les scientifiques. Ils ont avant tout cherché à comprendre si nos bactéries intestinales proviennent de notre environnement ou de notre évolution et à déterminer combien de temps les lignées ont persisté. Il existe maintenant des preuves génétiques que l’évolution séparée de ces bactéries en souches distinctes s’est produite quand les ancêtres de l’homme et du singe ont commencé à évoluer en diverses espèces.

Des bactéries qui pourraient affecter notre humeur

Les scientifiques précisent que ces bactéries contribuent aux premiers stades de développement de nos intestins. Elles entraînent également notre système immunitaire à combattre des agents pathogènes, et pourraient même affecter notre humeur et notre comportement.

Sources :  sciencemag.org ; 20minutes.fr ; lexpress.fr