Une nouvelle théorie pour comprendre la fin des dinosaures

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Une nouvelle étude affirme que la disparition des dinosaures s'explique surtout... par les éruptions volcaniques
Une nouvelle étude affirme que la disparition des dinosaures s'explique surtout... par les éruptions volcaniques

Une étude publiée par le magazine Science soutient que l’extinction des dinosaures n’a pas seulement été provoquée par une météorite mais surtout par de violentes éruptions volcaniques…

Si tout porte à croire qu’une titanesque météorite est tombée sur la tête des dinosaures il y a 66 millions d’années, ce ne serait pas pour autant la seule cause de leur extinction sur Terre. Pour la première fois, des géologues américains sont en mesure de prouver que d’autres facteurs ont favorisé ce scénario catastrophe. Leur étude a été rendue publique dans le magazine Science jeudi 1er octobre.

Jusqu’à aujourd’hui, et ce depuis 35 ans, bon nombre de paléontologistes jugent que la disparition de la plupart des espèces à la fin du Crétacé s’expliquent par le choc provoqué par une météorite de 180 kilomètres de diamètre à Chicxulub, au Mexique. Collision pharaonique qui bouleversa le climat, entre autres avec des nuages de poussière envahissant toute l’atmosphère. Mais pour les géologues américains à l’origine de cette nouvelle étude, ce phénomène s’explique également par d’importantes éruptions volcaniques survenues en Inde, au niveau des plateaux basaltiques du Deccan. Des éruptions qui se seraient produites avant et après la chute de la météorite, dont le choc serait selon eux discutables.

 

Des coulées de laves qui ont doublé après la chute de météorite

Reste que les nouvelles hypothèses des chercheurs ne remettent pas pour autant en question les effets de la chute d’astéroïde ou de comète dans le Yucatan. Puisque les scientifiques estiment en effet que les coulées de laves basaltiques en Inde auraient doublé dans les 50 000 années ayant suivi l’impact. Toutefois, les poussières émanant des volcans en éruption auraient provoqué à elles seules la mort de nombreuses espèces animales et végétales. Pour les géophysiciens, le choc provoqué par la météorite aurait ainsi altéré la "plomberie" des volcans, augmentant la fréquence des éruptions. Résultat : vie animale et végétale auraient mis environ 500 000 ans à ré-émerger. Preuve en est l’absence de fossiles tout au long de cette période.

À noter que les scientifiques américains  se sont appuyés sur des échantillons de lave prélevés au niveau du plateau de Deccan, à quelques pas de Bombay, pour réaliser leur étude.

 

Sources : lemonde, lepoint