Paris dévoile son plan de lutte contre la pollution de l’air

Article mis à jour le 

A la suite du pic de pollution de l’air qui a eu lieu au cours du mois de mars, la ville de Paris a dévoilé les mesures qu’elle a l’intention d’appliquer pour lutter contre ce phénomène.

Après un épisode de pollution aux particules fines qui avait duré plus d’une semaine en mars, la mairie de Paris a décidé de réagir et de mettre au point un plan de lutte si ce scénario venait à se reproduire. Au programme, des mesures qui avaient déjà été employées en mars, mais également de nouvelles dispositions visant à améliorer la qualité de l’air dans la capitale.

La gratuité des transports en commun

Alors qu’il avait fallu attendre une semaine pour que les transports en commun soient rendus gratuits en région parisienne, la mairie souhaite maintenant que cette mesure soit mise en place dès que le seuil d’alerte est franchi. A condition toutefois que l’accord du Ministère des Transports et du Syndicat des transports d’Ile-de-France soit obtenu.

Les transports en communs devraient également être eux-mêmes plus propres : la mairie a indiqué être en train de faire pression sur la RATP pour qu’elle retire les bus diesel de la circulation aussi vite que possible. L’échéance la plus proche est 2020, même si le président de la RATP indique plutôt 2025.

De même, les Vélib et Autolib, qui avaient été rendus gratuits une fois le seuil d’alerte dépassé, devraient désormais être gratuits dès le deuxième jour du dépassement du seuil d’information, qui est lui plus bas.

Un Passe Navigo contre des clés de voiture

La mairie devrait également proposer de donner aux particuliers l’option de se séparer de leur voiture diesel en échange de la gratuité des transports en commun sur un an. Les professionnels, quant à eux, devraient bénéficier d’un accompagnement financier pour changer de véhicule s’ils souhaitent passer à un véhicule sans diesel. La mairie elle-même devrait donner l’exemple en se séparant de ses propres véhicules roulant au diesel dès cette année.

La création d’une zone "propre"

La mairie de Paris, qui s’était portée candidate à l’expérimentation d’une ZAPA (Zone d’Action Prioritaire pour l’Air) dans son enceinte en 2010, n’avait pu surmonter les obstacles techniques et socio-économiques qui étaient liés à une telle mesure. Toutefois, elle promet que le dossier va être réétudié. Pour rappel, les véhicules les plus polluants sont interdits d’accès dans ces ZAPA, souvent situées en centre-ville.

Sources : Metronews, Le Parisien, Pratique.fr