Peut-on vraiment perdre la vue à cause d’un peu de gadoue dans l’œil ?

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Voilà pourquoi une mud run n'est pas toujours inoffensive... - Creative Commons / Hypnotika studio infinite
Voilà pourquoi une mud run n'est pas toujours inoffensive... - Creative Commons / Hypnotika studio infinite

Une Texane a perdu la vue au niveau de son œil gauche après avoir participé à une "mud run" à Dallas, selon CBS. Si un traitement existe bel et bien, celle-ci ne peut en bénéficier puisqu’elle n’a pas renouvelé son assurance santé…

Les "mud run", ces fameuses courses dans la boue qui ont le vent en poupe ces dernières années, sont, dans un certain cas de figure, nettement plus dangereuses qu’elles en ont l’air. Et pour cause : Brittany Williams, une Texane, a perdu la vue au niveau de son œil gauche après y avoir reçu de la boue. La jeune femme raconte avoir ressenti une vive douleur à l’œil, comme si de la boue ou un résidu s’y était introduit. Puis en tentant de le rouvrir, son environnement lui est apparu toute blanc.

Une telle pathologie s’avère en réalité réversible. Mais l’ennui est que Brittany, mère de deux enfants, n’a plus d’assurance santé. Or, les praticiens ne se bousculent donc pas pour lui venir en aide. D’autant qu’elle doit déjà 100 000 dollars. Pour tenter de remédier au problème, la famille de la jeune femme a réalisé un appel au don via un service de crowdfunding. Mais le résultat s’est montré particulièrement mitigé.

 

Un cas rare mais pas improbable

Comme l’explique le Washington Post sur l’un de ses blogs, le phénomène est possible, en dépit de sa rareté. Pour la journaliste Marissa Payne, un morceau quelconque dans la boue a pu abîmer l’œil, puis une bactérie consommant de la chair a pu par la suite se glisser dans l'interstice créé pour provoquer ce que l’on sait.

C’est ainsi que Brittany Williams a été victime d’une fasciite nécrosante, une infection entre autres liée à la b actérie E. coli. Problème : sur le long terme, cette dernière n’est pas uniquement gênante pour les yeux. Elle peut en effet également dégrader la peau voire s’attaquer aux graisses et aux tissus musculaires. Mieux vaut donc se méfier de telles bactéries mangeuses de chair…

 

Sources : cbsnews, wasingtonpost, slate